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	<title>Le blog de Vincent Peillon &#187; Europe</title>
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		<title>Contre la peur et le repli, ouvrons-nous aux étudiants de la Méditerranée</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 18:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon et sa collègue eurodéputée Françoise Castex organisaient aujourd&#8217;hui au Parlement européen une conférence rassemblant présidents d&#8217;université, organisations étudiantes, autorités politiques, syndicats et organisations professionnelles du Sud et du Nord de la Méditerranée  pour promouvoir la création de programmes &#171;&#160;Erasmus&#160;&#187; et &#171;&#160;Leonardo da Vinci&#160;&#187; euro-méditerranéens. &#171;&#160;Les acteurs de la société civile réunis le 10 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2012/01/aff_03.jpg"><img class="alignleft  wp-image-2376" style="margin: 10px;" title="aff_03" src="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2012/01/aff_03-212x300.jpg" alt="" width="170" height="244" /></a>Vincent Peillon et sa collègue eurodéputée Françoise Castex organisaient aujourd&#8217;hui au Parlement européen une conférence rassemblant présidents d&#8217;université, organisations étudiantes, autorités politiques, syndicats et organisations professionnelles du Sud et du Nord de la Méditerranée  pour promouvoir la création de programmes &laquo;&nbsp;Erasmus&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Leonardo da Vinci&nbsp;&raquo; euro-méditerranéens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Les acteurs de la société civile réunis le 10 janvier ont apporté leur expertise, leur vision, leurs solutions et surtout démontré leur volonté, après le Printemps arabe, de faire un grand pas en avant dans le développement de la mobilité des étudiants et des apprentis de la Méditerranée</em></strong>&laquo;&nbsp;, se réjouissent les deux eurodéputés.</p>
<p style="text-align: justify;">Promouvoir le partage des savoirs et des idées, renforcer les liens culturels et humains et la compréhension mutuelle entre les deux rives de la Méditerranée, contribuer à lutter contre le chômage endémique des jeunes, cette plaie qui affecte le Nord comme le Sud de la région : voilà ce à quoi peuvent contribuer ces programmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>&laquo;&nbsp;La mobilité des hommes, et en particulier des jeunes, permet aussi de lutter contre les tendances à la fermeture et au repli identitaire observé dans certains pays des deux rives de la Méditerranée &#8211; la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, en France, en constituant une triste illustration&nbsp;&raquo;,</em></strong> ajoute Vincent Peillon.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<strong><em>Nous attendons à présent de la Commission européenne et des Etats membres de l&#8217;UE qu&#8217;ils soient à la hauteur des enjeux, car l&#8217;Union européenne doit permettre aux jeunes du Sud et du Nord de la Méditerranée de construire ensemble leur avenir économique, culturel et social</em></strong>&laquo;&nbsp;, estiment Vincent Peillon et Françoise Castex.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Il n&#8217;y a pas qu&#8217;une seule politique possible</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 20:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
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		<category><![CDATA[Hollande 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon était ce jeudi l&#8217;invité de 20&#8217;12, l&#8217;émission politique de lexpress.fr et slate.fr. Cliquez ci-dessous pour en retrouver l&#8217;intégralité en vidéo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:30px;">Vincent Peillon était ce jeudi l&#8217;invité de 20&#8217;12, l&#8217;émission politique de lexpress.fr et slate.fr. Cliquez ci-dessous pour en retrouver l&#8217;intégralité en vidéo.</div>
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		<title>&#171;&#160;Il faut politiser l&#8217;Europe&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 08:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Interview de Vincent Peillon pour la Revue de l&#8217;Union européenne, par Florence Chaltiel. Quelle différence faites-vous entre la fonction de député européen et celle de député national ? Députés européens et nationaux remplissent les mêmes rôles, qui sont ceux de tout parlementaire : voter le budget, légiférer et contrôler le pouvoir exécutif. Le Parlement européen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em></em><em><a href="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2011/12/VP-explique1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2412" style="margin: 10px;" title="VP explique" src="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2011/12/VP-explique1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Interview de Vincent Peillon pour la </em>Revue de l&#8217;Union européenne<em>, par Florence Chaltiel.</em></p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Quelle différence faites-vous entre la fonction de député européen et celle de député national ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Députés européens et nationaux remplissent les mêmes rôles, qui sont ceux de tout parlementaire : voter le budget, légiférer et contrôler le pouvoir exécutif. Le Parlement européen et l&#8217;Assemblée nationale présentent cependant des différences notables, particulièrement du point de vue de leur culture parlementaire ; différences qui sont essentiellement liées aux natures très dissemblables des régimes politiques &#8211; l&#8217;Union européenne d&#8217;une part, la République française de l&#8217;autre &#8211; dans lesquels ils s&#8217;inscrivent. Le fonctionnement de l&#8217;Assemblée nationale, élue au scrutin majoritaire, est relativement binaire : la majorité d&#8217;un côté, qui décide de tout ; l&#8217;opposition de l&#8217;autre, qui peut s&#8217;exprimer mais finalement réduite à l&#8217;impuissance. Les députés européens, eux, sont élus au scrutin proportionnel : aucun groupe politique ne détient donc la majorité à lui seul. De plus, des clivages &laquo;&nbsp;nationaux&nbsp;&raquo; se superposent aux clivages politiques, ce qui rend les groupes beaucoup moins homogènes et disciplinés qu&#8217;en France. Pour dégager une majorité, des alliances sont donc nécessaires &#8211; qui sont d&#8217;ailleurs changeantes selon les votes &#8211; et doivent être construites par la recherche de compromis rassembleurs. Car il ne faut pas oublier que le Parlement européen n&#8217;est pas seul législateur : partageant ce pouvoir avec le Conseil, il doit savoir surmonter ses oppositions internes pour se montrer, autant que possible, uni face aux Etats. Pour le député en charge d&#8217;un texte, l&#8217;élaboration de ces compromis constitue une bonne part de son travail. On peut également relever que les parlementaires européens, malgré le &#8211; ou peut-être à cause du ! &#8211; nombre relativement limité de domaines dans lesquels ils possèdent un véritable pouvoir, jouent beaucoup plus leur rôle de législateurs que leurs collègues français, qui se concentrent essentiellement sur leur rôle de contrôle du pouvoir exécutif. Les textes de loi français sont écrits dans les cabinets ministériels ; le Parlement européen, lui, peut réécrire entièrement une proposition de la Commission !</p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait citer d&#8217;autres différences, plus anecdotiques : par exemple, l&#8217;inutilité de tout talent oratoire au Parlement européen du fait de la traduction en plusieurs langues, ou encore une ambiance de travail beaucoup plus détendue qu&#8217;au Palais Bourbon, où continuent de régner des mœurs quelque peu surannées.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2394"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Le traité de Lisbonne parle de &laquo;&nbsp;démocratie européenne&nbsp;&raquo;. Pensez-vous que la démocratie puisse sortir du cadre national ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu. Jürgen Habermas a très bien montré, voilà de nombreuses années déjà, que le lien entre nation et démocratie n&#8217;était pas structurel mais conjoncturel, et qu&#8217;il pouvait donc être dépassé. L&#8217;UE telle que nous la connaissons aujourd&#8217;hui le prouve déjà, même si son fonctionnement actuel reste imparfait du point de vue démocratique. Il faut toutefois garder à l&#8217;esprit que la démocratie ne se limite pas, loin s&#8217;en faut, à des institutions. Une vie politique démocratique doit être nourrie par ce que le politologue Andrew Moravsick appelle des &laquo;&nbsp;questions saillantes&nbsp;&raquo;, c’est-à-dire susceptibles de mobiliser les électeurs, de les politiser, d’entraîner des transformations de majorité. Ensuite, ces questions doivent pouvoir être exprimées et confrontées au sein d&#8217;un espace public européen qui est encore dans les limbes. Le chemin à parcourir pour parachever l&#8217;accomplissement de la &laquo;&nbsp;démocratie européenne&nbsp;&raquo; est donc encore long. La poursuite et l&#8217;approfondissement de ce processus et, simultanément, la construction de structures démocratiques au niveau international, comptent parmi les grands enjeux des décennies à venir.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Comment rendez vous compte de votre mandat de député européen aux électeurs ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Cette tâche est plus compliquée que pour un parlementaire national, du fait de l&#8217;étendue des circonscriptions européennes. Les nouvelles technologies se révèlent ici fort utiles. Mon site internet permet ainsi aux électeurs de suivre &laquo;&nbsp;en direct&nbsp;&raquo; mes activités et prises de position au Parlement européen. J&#8217;utilise aussi Facebook, Twitter&#8230; qui permettent un échange avec les citoyens. J&#8217;envoie régulièrement à toutes les sections socialistes de ma circonscription &#8211; le grand Sud-Est &#8211; une lettre d&#8217;information sur mon travail d&#8217;eurodéputé et l&#8217;actualité européenne. Mes interventions dans les medias nationaux et locaux sont aussi autant d&#8217;occasions de parler d&#8217;Europe… même si généralement, ce n&#8217;est pas le sujet qui intéresse le plus les journalistes ! Enfin, rien ne remplaçant le contact humain, chacun de mes déplacements en circonscription est une occasion privilégiée pour rendre compte de mon mandat aux électeurs.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>En quelle langue communiquez vous avec vos collègues parlementaires hors de l&#8217;Assemblée ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Par chance, nombre de mes collègues étrangers parlent notre langue. Quand cela n&#8217;est pas le cas, l&#8217;anglais prend le relais.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Avez vous une visibilité sur les actes législatifs que vous aurez à discuter en séance dans les mois qui viennent? si oui l&#8217;agenda européen vous semble -t-il bien pensé? Quels défauts y voyez vous ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le Parlement européen ne se réunit en séance plénière qu&#8217;une fois par mois ; les ordres du jour sont donc fortement contraints par le nombre important de textes qu&#8217;il faut voter. De ce fait, une moindre place est laissée aux sujets d&#8217;actualité, ce que l&#8217;on peut regretter. Les &laquo;&nbsp;questions au gouvernement&nbsp;&raquo;, qui permettent aux députés français d&#8217;interroger l&#8217;exécutif sur les sujets du moment, n&#8217;ont pas leur équivalent à Strasbourg.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Le Parlement dispose de pouvoirs renforcés avec les traités de Maastricht puis Lisbonne. Quels sont les manques de cette Assemblée selon vous ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir de co-décision a été accordé au Parlement dans plusieurs domaines nouveaux &#8211; l&#8217;agriculture et les accords commerciaux internationaux notamment &#8211; mais ceux-ci restent encore trop limités. Par exemple, son poids en matière de relations extérieures est quasi nul, et le pouvoir d&#8217;initiative législative reste aux seules mains de la Commission. Enfin, sur le budget, le Parlement a un réel pouvoir, mais qui doit encore s&#8217;affirmer. J&#8217;aimerais le voir défendre ses positions &#8211; qui sont très éloignées de celles des Etats &#8211; avec plus de ténacité.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Comment pensez vous possible de renforcer le taux de participation des citoyens aux élections européennes ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">La situation est en effet paradoxale : alors que les pouvoirs du Parlement se sont accrus depuis 1979, date des premières élections de ses membres au suffrage universel direct, le taux de participation à ces élections n&#8217;a cessé de baisser. L&#8217;explication réside, selon moi, dans la trop faible politisation de l&#8217;Union. Il me paraitrait souhaitable que chaque parti présente un candidat à la présidence de la Commission et que celle-ci soit issue de la majorité parlementaire, sur la base d&#8217;un programme de législature. L&#8217;élection des eurodéputés doit par ailleurs être rendue véritablement européenne avec des listes transnationales et des programmes communs. Ceci implique un renforcement considérable des partis politiques européens et le développement d&#8217;un véritable esprit public à l&#8217;échelle du continent.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Participez vous et comment aux relations entre le Parlement européen et les parlements nationaux ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les députés européens français sont régulièrement invités aux réunions de la Commission des Affaires européennes de l&#8217;Assemblée nationale. Un travail essentiel de coordination est par ailleurs effectué au niveau des partis et des groupes politiques : il s&#8217;agit de faire circuler l&#8217;information et d&#8217;assurer la cohérence des positions des députés, sénateurs et eurodéputés socialistes dans leurs assemblées respectives. Des séminaires thématiques de travail sont régulièrement organisés à cet effet. Enfin, les liens personnels que chaque élu peut avoir avec ses collègues parlementaires nationaux se révèlent bien évidemment utiles.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Croyez-vous possible d&#8217;extrapoler la notion de citoyenneté européenne en allant jusqu&#8217;à évoquer un possible &laquo;&nbsp;peuple européen&nbsp;&raquo; ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">La question est difficile car il existe plusieurs peuples : le peuple &laquo;&nbsp;identitaire&nbsp;&raquo;, le peuple politique&#8230; Paradoxalement, à l&#8217;inverse du processus historique qui a été à l&#8217;œuvre dans les Etats-nations, le peuple politique européen précède le peuple &laquo;&nbsp;identitaire&nbsp;&raquo;. Il existe effet des citoyens européens, mais dont l&#8217;identité et plus encore la sociabilisation proprement européennes restent très superficielles. Ce qui se comprend aisément : l&#8217;UE ne peut prétendre remplacer les Etats-nations en tant que qu&#8217;espaces premiers de l’intégration sociale et politique tant que la redistribution qu&#8217;elle opère restera inférieure à 2% du PIB. Mais cela permet aussi d&#8217;être optimiste : un véritable peuple européen peut être progressivement construit. Un jour viendra où il prendra conscience de lui-même en tant que peuple.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>A terme, pensez vous que le parlement européen puisse incarner une vraie démocratie supranationale ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">La démocratie supranationale européenne que j&#8217;appelle de mes vœux ne pourra se contenter de reproduire les mécanismes démocratiques élaborés à l&#8217;échelle nationale. De nouveaux procédés, de nouvelles dimensions devront être pris en compte pour élaborer une véritable démocratie supranationale : la question de l&#8217;articulation entre systèmes démocratiques nationaux et européens, celle de l&#8217;espace public européen&#8230; Mais le Parlement, en tant que seule institution à être élue au suffrage universel direct, a en effet vocation à se trouver en son cœur.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les dossiers dont vous avez la charge qui vous paraissent particulièrement importants et pertinents pour l&#8217;UE et pour les Européens ?</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Au sein de la commission des Affaires étrangères, je m&#8217;intéresse tout particulièrement aux relations de l&#8217;Union européenne avec ses voisins du Sud de la Méditerranée. Je suis en effet convaincu que le resserrement des liens avec ces pays, qui après les &laquo;&nbsp;printemps arabes&nbsp;&raquo; sont entrés dans une ère nouvelle, est d&#8217;une importance capitale pour l&#8217;avenir de notre continent. Il est donc essentiel que l&#8217;Europe se dote d&#8217;une stratégie globale et ambitieuse vis-à-vis de cette région, dans une perspective de développement partagé. C&#8217;est notre intérêt commun. Cela doit bien entendu concerner les relations politiques, en soutenant activement les transitions démocratiques, mais aussi les échanges économiques, les questions de migrations, de géopolitique, d&#8217;environnement, de culture&#8230; Je promeus ainsi la création de programmes &laquo;&nbsp;Erasmus&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Leonardo&nbsp;&raquo; euro-méditerranéens pour développer à grande échelle la mobilité étudiante et la formation professionnelle à l&#8217;étranger autour de la &laquo;&nbsp;Mare Nostrum&nbsp;&raquo;. A mon initiative, le Parlement européen a récemment apporté son soutien à cette proposition et je souhaite que de tels programmes voient le jour très rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>&#171;&#160;La renégociation d&#8217;un traité ajouterait du chaos au chaos&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 11:17:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Invité de &#171;&#160;La Matinale&#160;&#187; de Canal+, Vincent Peillon a mis en garde Nicolas Sarkozy contre l&#8217;inutilité et les dangers de la négociation d&#8217;un nouveau traité européen. Un tel processus prendrait des mois, nous engagerait pour des décennies et comporte un risque important de régression démocratique, souligne-t-il. La crise exige, à l&#8217;inverse, des réponses immédiates et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Invité de &laquo;&nbsp;La Matinale&nbsp;&raquo; de Canal+, Vincent Peillon a mis en garde Nicolas Sarkozy contre l&#8217;inutilité et les dangers de la négociation d&#8217;un nouveau traité européen. Un tel processus prendrait des mois, nous engagerait pour des décennies et comporte un risque important de régression démocratique, souligne-t-il. La crise exige, à l&#8217;inverse, des réponses immédiates et qui ne nécessitent pas de modifier les traités actuels : l&#8217;émission d&#8217;euro-obligations, une taxe sur les transactions financières, le renforcement du Fonds Européen de Stabilité Financière, un rôle accru de la BCE et une initiative européenne de croissance (<em>à partir de 25&#8217;20 min</em>) :</p>
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		<title>&#171;&#160;Sarkozy est le candidat de la résignation&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 09:41:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les Inrocks &#8211; En Europe, à part en France, plus aucune force politique majeure ne se réclame du “socialisme”. Vincent Peillon, chargé de l’Education auprès de François Hollande, explore les voies étroites de la social-démocratie d’aujourd’hui. On a l&#8217;impression que la crise ne sert pas les idées social-démocrates. Y a-t-il une crise de la social-démocratie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2011/12/VP-concentré.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2313" style="margin-left: 30px; margin-right: 30px;" title="VP concentré" src="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2011/12/VP-concentré-300x192.jpg" alt="" width="228" height="147" /></a>Les Inrocks &#8211; En Europe, à part en France, plus aucune force politique majeure ne se réclame du “socialisme”. Vincent Peillon, chargé de l’Education auprès de François Hollande, explore les voies étroites de la social-démocratie d’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a l&#8217;impression que la crise ne sert pas les idées social-démocrates. Y a-t-il une crise de la social-démocratie ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Peillon -</strong> Sans doute. La droite gouverne l&#8217;Europe, la Commission, le Conseil, le Parlement, et la gauche a presque disparu : elle ne gouverne directement que le Danemark et Chypre ! Mais le paradoxe, c&#8217;est que ce sont les idées de la social-démocratie qui se discutent actuellement. L&#8217;harmonisation fiscale, la régulation financière internationale, le gouvernement économique européen, tout cela figure dans les textes socialistes depuis des années ! Quant aux politiques publiques nationales &#8211; redistribution, contrat, investissement dans la petite enfance, développement durable -, c&#8217;est pareil. Je ne vois donc pas un recul théorique des positions de la social-démocratie. L&#8217;élection de 2012 en France doit être le premier signe d&#8217;une reconquête progressiste, un printemps européen après les printemps arabes !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;abord, en tirant les leçons du passé. La social-démocratie s&#8217;est égarée durant les années 90 dans le social-libéralisme. Sur des sujets majeurs comme la régulation économique internationale, il n&#8217;y a pas eu la volonté d&#8217;affrontement nécessaire. Idem pour l&#8217;Europe ou le contrat social : génuflexion devant le marché, associé aux droits de l&#8217;homme et à une vague équité. La social-démocratie s&#8217;est pour une part abandonnée elle-même. Ensuite, en menant plus durement la bataille idéologique contre la droite, ultralibérale d&#8217;abord, nationale-populiste maintenant, conduisant toujours au désastre mais fière d&#8217;elle, arrogante. Sarkozy a échoué sur tout : la croissance, la dette, le logement, le commerce extérieur, l&#8217;emploi, l&#8217;école, et même la sécurité, mais cela ne l&#8217;embarrasse pas, il va faire à nouveau la leçon à tout le monde. La télécratie sert les populismes, et Sarkozy s&#8217;y complaît. Nous devons nous y adapter pour conduire la confrontation.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2312"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La gauche n&#8217;a pas fait ce travail d&#8217;adaptation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On est dans le champ du slogan, de l&#8217;ignorance, du mensonge, de l&#8217;émotion, de la simplification, de la caricature, qui, par nature, ne favorisent pas la pensée progressiste. C&#8217;est ce que vient de faire Nicolas Sarkozy, président en campagne avec les moyens de l&#8217;Etat, dans son discours de Tricastin : mentir, simplifier, faire peur. C&#8217;est pourquoi cette campagne va opposer, à travers deux hommes et deux tempéraments, deux visions de la politique et de la vie en commun : raison contre émotion, rassemblement contre divisions, constance contre incohérence, sérénité contre agitation, confiance contre peur, démocratie contre démagogie. Nicolas Sarkozy va vouloir faire croire qu&#8217;il a changé. C&#8217;était déjà le thème de 2007. Et faire comme s&#8217;il n&#8217;avait pas gouverné. Il va diviser, agresser, mentir, promettre. Il faut le laisser faire, se placer ailleurs. Le roi est nu. Et nous allons le montrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a l&#8217;impression qu&#8217;il y a aussi une résignation, que les gens ont du mal à croire à une alternative. C&#8217;est difficile de trouver des thèmes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La désindustrialisation et la perte des emplois, le pouvoir d&#8217;achat, la transition écologique, l&#8217;école, l&#8217;avenir de l&#8217;Europe&#8230; Les Français ont des préoccupations, des indignations, des valeurs, des ambitions. Nous savons que la résignation sert toujours les conservatismes. &laquo;&nbsp;On ne peut pas faire autrement&nbsp;&raquo; : ce discours est toujours celui de ceux qui sont servis par le système en place. La vocation de la gauche est de le démentir. Sarkozy est le candidat de la résignation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;argument de Nicolas Sarkozy, pour qui la France vieillissante bascule à droite, n&#8217;est-il pas pertinent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les gens ne sont pas naturellement orientés génétiquement, y compris nos anciens, vers la droite ou vers la gauche. Il y a un formidable appareil idéologique d&#8217;Etat, comme disait Althusser, des prolongements tentaculaires médiatiques non analysés. Et tout cela crée un esprit public qui tourne à droite, mais parce qu&#8217;il est matricé par des intérêts puissants, combatifs, organisés. C&#8217;est pourquoi dans cette élection il va falloir relever le défi de l&#8217;affrontement. Nos électeurs attendent de nous de la force. On ne va pas les décevoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment combattre ces relais tentaculaires ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;organisation de débats par les préfectures sur l&#8217;identité nationale et l&#8217;immigration a été pour moi un point de rupture. Tout le monde ne parlait que de cela, on en a même fait un prime time entre Eric Besson et Marine Le Pen, sans que cela ne dérange personne ou presque. Vous avez là un bel exemple de ce que j&#8217;appelle la matrice. Comment combattre ? Il faut d&#8217;abord nommer, dévoiler, faire voir, et puis affronter. L&#8217;élection présidentielle engage la nature même de notre lien civique et social.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On le voit aujourd&#8217;hui sur le droit de vote des étrangers&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La gauche morale qu&#8217;on nous oppose comme une hypocrisie ou une faiblesse, c&#8217;est tout simplement la République. Elle mérite d&#8217;être défendue. Elle est attaquée. Et puis il y a la bataille économique et sociale pour s&#8217;adresser aux dix à quinze millions de Français qui sont les principales victimes de la crise et les oubliés de la politique. Certains ont cru en Sarkozy : le pouvoir d&#8217;achat, la France des propriétaires&#8230; Il les a trahis. Il les trahira encore si la possibilité lui en est donnée. François Hollande va mener cette bataille. C&#8217;est une force de son parcours : il n&#8217;a jamais trahi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ne pas avancer la présentation du programme de François Hollande ? Eric Besson disait que le PS a longtemps eu un programme et pas de candidat et qu&#8217;il a maintenant un candidat mais plus de programme !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">François Hollande s&#8217;exprime depuis deux ans sur les trois sujets essentiels : l&#8217;éducation, l&#8217;industrie, la justice fiscale. Et il dit, incroyable performance dans un monde de girouettes, la même chose. Il est le seul aujourd&#8217;hui en France à avoir mis dans le débat public des priorités nettes, l&#8217;école, la réforme fiscale, des propositions précises, le contrat de génération, la transition écologique, une loi de programmation sur l&#8217;école, et un thème fédérateur, la jeunesse. Il a toujours dit la vérité sur la situation économique. Le reste, c&#8217;est de la propagande.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il n&#8217;y a pas nécessité d&#8217;accélérer avant janvier ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;accélération de Sarkozy montre bien que la fébrilité et l&#8217;inquiétude sont dans son camp. Chaque jour, il va nous faire un nouveau grand discours et une nouvelle proposition. Tout l&#8217;appareil gouvernemental est en campagne, sans aucun respect des fonctions de chacun ni des usages démocratiques. A gauche, si difficulté il y a, elle n&#8217;est pas chez François Hollande, elle est dans son environnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est-à-dire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi que la gauche se demande si elle veut gagner ! Après nous avoir expliqué pendant des années que Sarkozy, c&#8217;était l&#8217;abaissement national, la régression sociale et l&#8217;étouffement de la démocratie, l&#8217;exercice favori de nos partenaires, le Front de gauche, les Verts, et j&#8217;entendais aussi François Bayrou, c&#8217;est de s&#8217;attaquer à François Hollande. C&#8217;est lui faire un grand honneur, qu&#8217;il mérite sans doute puisqu&#8217;il est le favori. Mais il faut quand même veiller à une certaine intelligence collective. La droite, elle, ne se trompe pas d&#8217;adversaire : elle vise toujours François Hollande, parce qu&#8217;elle sait qu&#8217;il est celui qui peut battre Nicolas Sarkozy. Pourquoi des gens qui veulent le changement et participer au redressement de la France consacrent-ils tant d&#8217;énergie à prêter main-forte à la droite au lieu de développer leurs propositions ? Cela provoque du mépris et de la défiance chez les électeurs. Ce jeu-là a déjà beaucoup coûté à la gauche !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les critiques de la droite portent sur la capacité de François Hollande à être un chef. Est-ce que c&#8217;est une bonne idée pour le candidat de la gauche d&#8217;aller sur le terrain de Nicolas Sarkozy ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avoir une autorité est une chose nécessaire et dans le fond très estimable. Mais sur quoi se fonde cette autorité ? Sur la division, la menace, la force, la brutalité ? Ou sur les qualités intellectuelles et morales de la personne ? Je crois que François Hollande a une autorité forte. Il va la faire partager aux Français, qui vont le connaître de mieux en mieux et vont apprécier son respect, son écoute, son sérieux, mais aussi sa constance, sa solidité et son courage. Il n&#8217;a pas à rechercher une autorité comme celle qu&#8217;a voulu jouer Nicolas Sarkozy à coups de menton et de <em>&laquo;&nbsp;casse-toi pauvre con&nbsp;&raquo;,</em> ce volontarisme qui finit soit dans la capitulation &#8211; il suffit de le regarder avec Mme Merkel -, soit dans la girouette. L&#8217;actuel président a beaucoup abaissé la fonction présidentielle et plus globalement dégradé l&#8217;image du politique. La question de la confiance aussi est posée dans cette élection.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi le choix de la jeunesse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La France a plus de difficultés que les autres pays à se projeter dans l&#8217;avenir, et donc à le préparer et à le maîtriser. C&#8217;est la dette qu&#8217;on laisse filer, l&#8217;investissement qui n&#8217;est plus là, la jeunesse qui est maltraitée. Même les gens les plus âgés ne veulent plus de ces égoïsmes générationnels. Et ils en veulent d&#8217;autant moins qu&#8217;il y a de plus en plus de transferts directs dans les familles pour aider les plus jeunes ! Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy va diviser. Si nous devons nous redresser, il faut trouver un projet qui fédère. La conviction de François Hollande, c&#8217;est que la jeunesse n&#8217;est pas une catégorie mais le ferment d&#8217;un pays qui voudrait à nouveau se projeter dans l&#8217;avenir et tenir la promesse républicaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a senti une inflexion sur les universités. Jusqu&#8217;ici le PS semblait reconnaître que la réforme sur l&#8217;autonomie était le seul élément positif du bilan de Sarkozy. Or, François Hollande a parlé à Strasbourg de réforme de la loi LRU&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a un progrès dans l&#8217;idée de confier une autonomie aux universités. Le problème, c&#8217;est la mise en œuvre. Aujourd&#8217;hui, il y a huit universités mises sous tutelle. Ce qui est l&#8217;inverse de l&#8217;autonomie. Il faut revoir la gouvernance et les moyens. Il y aura donc une proposition de réforme de la LRU. Reste que le sujet majeur, ce sont les premiers cycles universitaires. Il faut penser là une grande réforme pour sortir du gâchis qui existe aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand François Hollande demande à être jugé sur la réforme de l&#8217;Education qui sera faite dans les cinq ans, c&#8217;est un bon objectif ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la première fois depuis longtemps qu&#8217;un homme politique de son niveau s&#8217;engage comme cela sur l&#8217;école. Il a raison, car l&#8217;école, c&#8217;est la société de demain : notre justice, notre civisme mais aussi notre croissance et notre compétitivité. Le redressement commence par là.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Hélène Fontanaud et Marion Mourgue. Entretien à retrouver <a href="http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/73660/date/2011-12-02/article/vincent-peillon-il-faut-que-la-gauche-se-demande-si-elle-veut-gagner/" target="_blank">sur le site des Inrocks</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>L&#8217;Europe a inventé la démocratie, reste à penser la démocratie européenne</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 13:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La démocratie est un bien précieux ; c&#8217;est aussi un bien fragile. Le continent européen devrait pouvoir s&#8217;en souvenir lui qui, pour l&#8217;avoir inventée à Athènes il y a plus de deux mille ans, a connu au long du XXe siècle les tragédies de la Grande Guerre, des totalitarismes, l&#8217;Holocauste, le goulag, mais aussi Franco [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2264" title="libé" src="http://www.vincent-peillon.fr/wp-content/uploads/2011/11/libé-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" />La démocratie est un bien précieux ; c&#8217;est aussi un bien fragile. Le continent européen devrait pouvoir s&#8217;en souvenir lui qui, pour l&#8217;avoir inventée à Athènes il y a plus de deux mille ans, a connu au long du XXe siècle les tragédies de la Grande Guerre, des totalitarismes, l&#8217;Holocauste, le goulag, mais aussi Franco en Espagne, Salazar au Portugal, les colonels en Grèce. Certains ont pu croire qu&#8217;il suffirait, pour que la démocratie triomphât définitivement de ses ennemis, d&#8217;exercer le vote, et de l&#8217;exercer de la manière la plus directe qui soit.</p>
<p>On sait, depuis Napoléon «le Petit», qu&#8217;il s&#8217;agissait là d&#8217;une facilité de pensée. Le suffrage universel, pour être la condition nécessaire de la démocratie, n&#8217;en est pas la condition suffisante et peut même se faire «instrument d&#8217;oppression» comme disait autrefois le philosophe républicain Etienne Vacherot. Non, la démocratie requiert bien plus : un espace public, un esprit public, des valeurs, une organisation, une séparation et un contrôle des pouvoirs, une éducation, des Lumières, des solidarités économiques et sociales, une justice.</p>
<p>La crise de l&#8217;Europe que nous vivons est une crise économique, mais elle est tout autant et d&#8217;abord une crise du politique et de la démocratie. La palinodie du vrai-faux référendum grec aura eu à cet égard valeur de double révélateur : celui de la nécessité d&#8217;un retour puissant du politique, mais aussi celui du sentiment troublant de son impossibilité, de son incongruité. Cette ambivalence doit être pensée pour être dépassée. La vérité est que les lignes de front du combat démocratique se sont aujourd&#8217;hui déplacées, et que, pour beaucoup d&#8217;entre eux, les soldats républicains ne tirent plus dans la bonne direction.</p>
<p>Nous n&#8217;avons rien à gagner à exiger une succession de référendums nationaux, organisés au gré des nécessités et en ordre dispersé. Un blanc-seing au monarque absolu européen ou un saut à pieds joints dans le vide du repli nationaliste : quel choix pour le citoyen ! Non, nous ne voulons pas de couperets mais un exercice, commun, de plein droit, serein et continu, du choix et de la démocratie, cette fois au niveau européen. Il n&#8217;y a pas de crises en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal &#8211; on ne saurait d&#8217;ailleurs plus où arrêter l&#8217;énumération &#8211; car il n&#8217;y a qu&#8217;une crise, et elle est en Europe. C&#8217;est l&#8217;Europe tout entière qui se plie aux diktats des marchés et des agences de notation, qui pâtit de son impuissance et de son défaut de solidarité. C&#8217;est l&#8217;Europe tout entière qui est humiliée sur la scène internationale. On s&#8217;inquiète de transferts de souveraineté vers l&#8217;Europe &#8211; mais c&#8217;est l&#8217;Europe tout entière qui perd doucement sa souveraineté, et avec elle chacune de ses nations.</p>
<p>L&#8217;urgence, c&#8217;est de redonner à la souveraineté populaire le pilotage du projet européen. Car c&#8217;est ensemble, que les Européens pourront réduire le poids de leurs dettes, se libérer des marchés et préparer l&#8217;avenir en investissant. La sortie de crise supposera des décisions au niveau européen qui ne pourront être prises sans une légitimité démocratique totale, sauf bien sûr à nous conduire au désastre. Après avoir longtemps combattu cette proposition des socialistes et de Jacques Delors, tout le monde réclame aujourd&#8217;hui le gouvernement économique européen. Soit. Mais le penser sans une intégration politique et démocratique plus forte, et vécue comme telle par les citoyens, serait une nouvelle folie et une nouvelle impasse.</p>
<p>Nous devons assumer une nouvelle étape de la construction européenne. Pour faire la République en France, il a fallu «faire» des républicains. La Révolution dans les intérêts ne pouvait y suffire. Cette leçon reste valable. Nous devons construire une Europe plus intégrée sur le plan économique. Cela ne pourra se faire qu&#8217;en construisant une Europe plus démocratique sur le plan politique, une véritable souveraineté populaire européenne. Pour faire l&#8217;Europe, faisons des Européens.</p>
<p>Vincent Peillon</p>
<p>(Libération du 14/11/2011)</p>
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		<title>François Hollande n&#8217;a qu&#8217;un cap : l&#8217;intérêt général du pays</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 18:17:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon était ce mardi l&#8217;invité de &#8216;Preuves par 3&#8242; sur Public Sénat. Retrouvez ci-dessous en vidéo les 3 parties de l&#8217;émission.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>Vincent Peillon était ce mardi l&#8217;invité de &#8216;Preuves par 3&#8242; sur Public Sénat. Retrouvez ci-dessous en vidéo les 3 parties de l&#8217;émission.</div>
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<p><span id="more-2246"></span></p>
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		<title>&#171;&#160;Remettre du politique dans l&#8217;Europe&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 10:59:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon était samedi dernier l&#8217;invité de l&#8217;émission &#171;&#160;LagÔra&#160;&#187; (France Ô). Il est longuement revenu sur la crise de l&#8217;Europe, une crise avant tout politique et démocratique. Cliquez sur la vidéo pour voir l&#8217;intégralité de la discussion, ou rendez-vous sur le blog d&#8217;antennerelais pour en retrouver, par ecrit, les meilleurs moments.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:30px;">Vincent Peillon était samedi dernier l&#8217;invité de l&#8217;émission &laquo;&nbsp;LagÔra&nbsp;&raquo; (France Ô). Il est longuement revenu sur la crise de l&#8217;Europe, une crise avant tout politique et démocratique. Cliquez sur la vidéo pour voir l&#8217;intégralité de la discussion, ou rendez-vous sur le blog d&#8217;<a href="http://antennerelais.canalblog.com/archives/2011/11/07/22609213.html" title="antennerelais" target="_blank">antennerelais</a> pour en retrouver, par ecrit, les meilleurs moments.
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		<title>&#171;&#160;Une crise politique liée à l&#8217;impuissance européenne&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 09:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, Vincent Peillon souligne l&#8217;échec patent de Nicolas Sarkozy et d&#8217;Angela Merkel dans la gestion de la situation grecque. « Ce problème aurait dû être traité il y a deux ans », déplore-t-il. Il insiste sur la nécessité de conjuguer la stratégie de réduction de la dette avec une politique de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, Vincent Peillon souligne l&#8217;échec patent de Nicolas Sarkozy et d&#8217;Angela Merkel dans la gestion de la situation grecque. « <em>Ce problème aurait dû être traité il y a deux ans</em> », déplore-t-il. Il insiste sur la nécessité de conjuguer la stratégie de réduction de la dette avec une politique de croissance qui fait actuellement défaut, en France comme en Europe. &laquo;&nbsp;<em>Le projet socialiste est en cela équilibré</em>&laquo;&nbsp;, argue-t-il.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xm4rd6_vincent-peillon-depute-socialiste-europeen-l-euro-n-est-pas-en-jeu-la-france-et-l-allemagne-ne-l-aba_news" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xm4rd6_vincent-peillon-depute-socialiste-europeen-l-euro-n-est-pas-en-jeu-la-france-et-l-allemagne-ne-l-aba_news" target="_blank">Vincent Peillon, député socialiste européen&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/rtl-fr" target="_blank">rtl-fr</a></em></p>
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		<title>&#171;&#160;A travers sa jeunesse, redonner un avenir à la France&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 14:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vpeillon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Crise]]></category>
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		<category><![CDATA[Hollande 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[Invité de Sonia Mabrouk au journal de 22h sur Public Sénat, Vincent Peillon revient sur la victoire de François Hollande à l&#8217;issue des primaires citoyennes, et sur le nécessaire rassemblement des partenaires du Parti socialiste. &#171;&#160;Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon ne doivent pas se tromper d&#8217;adversaire, prévient-il. C&#8217;est Nicolas Sarkozy qu&#8217;il faudra battre en 2012, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Invité de Sonia Mabrouk au journal de 22h sur Public Sénat, Vincent Peillon revient sur la victoire de François Hollande à l&#8217;issue des primaires citoyennes, et sur le nécessaire rassemblement des partenaires du Parti socialiste. &laquo;&nbsp;<em>Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon ne doivent pas se tromper d&#8217;adversaire</em>, prévient-il. <em>C&#8217;est Nicolas Sarkozy qu&#8217;il faudra battre en 2012, pas</em> <em>François Hollande. N&#8217;</em><em>installons pas la bagarre à gauche </em>&laquo;&nbsp;. Il évoque aussi la grave crise que traverse l&#8217;Europe et dénonce l&#8217;absence de résultats de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. &laquo;&nbsp;<em>Ce sont les pyromanes qui essaient d&#8217;éteindre l&#8217;incendie</em>&laquo;&nbsp;, déplore-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Retrouvez ci-dessous l&#8217;intégralité de cet entretien (à partir de 6 min) :</p>
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<a href="http://www.dailymotion.com/video/xltde1_le-22h-invite-vincent-peillon_news" target="_blank">LE 22H,Invité : Vincent Peillon</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/publicsenat" target="_blank">publicsenat</a></em></p>
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