Archives de la catégorie 'Education'

« Appel national pour l’école publique »

Vincent Peillon est signataire de « l’Appel national pour l’école publique » lancé par de nombreuses organisations syndicales et associatives du monde éducatif. Un appel qui vise à alerter l’opinion sur la politique du gouvernement, qui met en danger le service public et laïque de l’éducation. Il a déjà dépassé les 140 000 signatures !

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

Pour signer l’appel, cliquer ici.

Interview dans le magazine GQ, par Fréderic Beigbeder

Vincent Peillon répond sans tabou aux questions de Frédéric Beigbeder dans « l’interview du mois » du magazine GQ (avril 2010) :

GQ : Donc, en plus de boire du Coca-cola, vous buvez du petit lait avec la victoire de la gauche aux régionales ?

VP : Oui, évidemment,  le Parti Socialiste était mort il y a un an, suites aux élections européennes, Sarkozy avait tout gagné…

GQ : Bernard Henri Lévy conseillait même de dissoudre le parti.

VP : Et aujourd’hui, nous sommes l’alpha et l’oméga de la vie politique française, la victoire totale, etc. Je suis content qu’on gagne, évidemment, surtout dans l’état où on était. Mais tout reste à faire. Le pays ne va pas bien, l’Europe non plus d‘ailleurs, la crise est encore devant nous. Il y a donc un côté dérisoire dans la masse de commentaires. Une masse de crétinerie collective à courte vue. Souvenez-vous: il y a un an,  Bayrou était l’icône germanopratine, et aujourd’hui on dit : il est mort, et on s’essuie les pieds dessus; tout le monde pensait que le Front National était fini et ils sont revenus. Ça fait un peu froid dans le dos. Mais puisque nous sommes du côté des ressuscités, je vous apporte mon témoignage: c’est bon de revivre.

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« Les dernière décennies ont été marquées par une préférence pour les inégalités : entre générations, entre territoires, entre revenus, et par trop de discriminations négatives »

Interview de Vincent Peillon dans « La revue des grandes écoles ».

Comment réussir à donner une cohésion sociale stable à notre pays ?

Dans nos sociétés très individualistes, la cohésion sociale ne va pas d’elle-même : elle doit être créée et entretenue à travers des mécanismes concrets de solidarité, qu’il revient en premier lieu au pouvoir politique de mettre en oeuvre. Un outil puissant de solidarité, c’est par exemple la fiscalité. Celle-ci n’est pas suffisamment progressive et redistributive en France ; on demande, en proportion de leurs revenus, à peine plus aux 10 % les plus riches qu’aux 10 % les plus pauvres. La gauche doit porter une grande réforme fiscale. Nous devons aussi poser les bases d’un nouveau contrat entre l’école et la nation. Par ailleurs, la cohésion sociale va de pair avec la cohésion politique et l’efficacité économique. Des questions très lourdes se posent car notre modèle social suppose une puissance européenne et des régulations qui font défaut. La refondation du pacte républicain en France exige aussi l’émergence d’un nouvel internationalisme.

Pourquoi n’arrive-t-on pas à construire une Europe suffisamment démocratique qui soit attractive pour les citoyens ?

L’Union européenne n’est pas un Etat : c’est une fédération d’Etats-nations. Elle constitue donc une forme politique nouvelle à laquelle les outils démocratiques dont nous disposons ne sont pas – pas encore – entièrement adaptés. Cela prend du temps. L’UE est en permanence en construction et en voie de démocratisation. Un véritable espace public à l’échelle européenne, indispensable à la vie démocratique, est par exemple encore embryonnaire. L’Europe doit devenir moins « institutionnelle » et beaucoup plus politique pour être intelligible aux citoyens. Il existe par exemple, au Parlement, de véritables clivages entre la droite et la gauche, qu’il s’agit de rendre plus visibles.

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« L’école doit être au centre du redressement national dont nous avons besoin »

Vincent Peillon était le 7 avril l’invité politique de Nicolas Demorand sur France Inter. A l’occasion de l’ouverture des Etats généraux de la sécurité à l’école, il déplore la situation difficile dans laquelle se trouve l’Education nationale et la nécessité d’un nouveau contrat entre celle-ci et la nation. Il aborde ensuite, entre autres sujets, la question fiscale pour proposer l’instauration d’un grand impôt progressif.

« Nous sommes un des pays les moins redistributifs »

Le 4 avril, dans l’émission Dimanche +, sur Canal +, Vincent Peillon s’est exprimé sur la nécessité d’une « grande réforme fiscale », qui mette fin à une situation « scandaleuse » où « les défavorisés paient pour les plus riches ». Il s’est ensuite exprimé au sujet de la burqa, thème qu’il juge « électoraliste » face aux réels problème que sont les retraites, le chômage ou la fiscalité.

Vincent Peillon revient aussi sur les violences scolaires, et estime que l’on « est en train de détruire l’éducation nationale ». Est enfin abordée la question des retraites, et de leur financement.

Retrouvez aussi Confidences +, filmée en marge de l’émission, en cliquant ici.