Archives de la catégorie 'Education'
5 janvier 2012
Vincent Peillon était ce matin l’invité de Pascale Clark sur France Inter pour développer les propositions de François Hollande sur l’éducation. Retrouvez l’intégralité de cet entretien :
Vincent Peillon par franceinter
29 décembre 2011
Vincent Peillon répond aux questions d’Emmanuel Davidenkoff sur le projet de François Hollande pour l’école.
23 décembre 2011
Vincent Peillon était ce jeudi l’invité de 20’12, l’émission politique de lexpress.fr et slate.fr. Cliquez ci-dessous pour en retrouver l’intégralité en vidéo.
22 décembre 2011
Entretien de Vincent Peillon à la Fédération Nationale des Élus Socialistes et Républicains.
François Hollande a souhaité mettre la jeunesse et l’éducation au cœur de sa campagne, comment cela se traduit-il ?
François Hollande s’est engagé à faire de la jeunesse une grande cause nationale. Il a pris la responsabilité d’en faire la clef de voûte de son projet présidentiel.
Cela se traduit tout d’abord dans un engagement pour l’école. En blessant l’école, la droite a abîmé la France : presque 10% des effectifs enseignants ont été supprimés en 5 ans, les inégalités s’accroissent, la scolarisation des plus petits régresse. Le gouvernement essaie de cacher son échec mais le constat est désormais partagé : la dette éducative de notre pays se creuse comme jamais ; une dette dont nous paierons le prix à long terme . C’est là le sens des 60 000 postes nouveaux proposés par François Hollande. Il n’est pas vrai que l’on puisse faire mieux avec moins lorsque l’on part, dans tant de territoires et d’établissements, de si peu et il n’y aura pas de réelle refondation de l’école sans que nous nous en donnions les moyens.
Mais cette priorité à la jeunesse portera dans tous les domaines de l’action gouvernementale : démocratiser l’université en réformant la licence, repenser la vie étudiante autour du concept de parcours d’autonomie, lutter contre le fléau du chômage des jeunes avec le contrat de génération…
Plus spécifiquement, sur les questions d’éducation, quelles seraient les priorités de François Hollande une fois élu ?
François Hollande s’est engagé devant les Français. Il fera adopter une loi de programmation sur 5 ans, élaborée en concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, syndicats, mais aussi parents d’élèves et grandes associations.
Notre ambition pour l’école s’articule autour des piliers suivants : priorité à la lutte contre l’échec scolaire, ce grand gâchis français qui laisse tant de nos jeunes sur le bord du chemin et qui grève notre compétitivité ; priorité au primaire et aux zones les plus en difficultés, car c’est à partir de là que nous gagnerons la bataille pour l’égalité ; priorité à la reconstruction d’une formation des professeurs, initiale et continue, digne de ce nom.
Nous voulons refonder l’école de la République, pour refonder la République par l’école.
16 décembre 2011

Entretien de Vincent Peillon au Café Pédagogique.
Etes-vous sorti de la phase des consultations avec les acteurs de l’Ecole ? Sinon quand publierez-vous le programme Hollande pour l’Ecole ?
François Hollande est candidat à l’élection présidentielle. Il va proposer un projet pour la France. Dans ce projet, il a annoncé qu’il veut mettre un terme à la crise de l’avenir qui ronge notre pays, l’affaiblit, le désunit. Au cœur de cette ambition il y a l’école, non seulement parce qu’elle est au fondement de notre identité républicaine, mais parce qu’elle est la France de demain. Edgar Quinet disait de l’écolier qu’il est le « messager de l’avenir ». En abandonnant l’école, la droite a sacrifié notre avenir. Nous voulons retrouver le sens du progrès, la promesse républicaine, et nous savons que l’école est le vecteur pour le faire. Il appartient à François Hollande de donner du sens, de fixer une orientation, de défendre des valeurs, pas seulement d’écrire un programme.
D’où la deuxième volonté de François Hollande, celle de passer un nouveau contrat entre l’école et la nation. Cette idée n’est pas rien. Il s’agit de dire que l’école est l’affaire de tous, le bien de tous, qu’elle relève de l’intérêt général, et que donc tout le monde doit prendre en charge cette œuvre qui est une œuvre de refondation républicaine. C’est la nation toute entière qui doit se mobiliser autour de son école. C’est un choix de valeur et un choix de société. Nous voulons porter le projet d’une société qui replace la connaissance, le savoir, l’avenir, la justice, la laïcité au cœur du pacte républicain C’est dans cette perspective que François Hollande a souhaité que je puisse rencontrer, avec tous ceux et toutes celles qui m’entourent, l’ensemble des acteurs pour baliser ce que pourra être cet acte de refondation dont il avait précisé au salon de l’éducation qu’il devrait prendre, pour commencer, la forme d’une loi de programmation votée à l’automne.
Une première série de consultations est terminée, mais d’autres vont se poursuivre à travers des groupes thématiques pour approfondir plusieurs points et voir jusqu’où on peut aller. C’est un travail sérieux, discret, approfondi, respectueux des rôles de chacun, mais qui dit bien combien nous partageons tous la volonté de conduire ensemble ce redressement national autour et à partir de notre école. François Hollande aura à proposer son projet pour la France, et sa vision de l’école républicaine du XXI siècle, sans doute dans les premières semaines de 2012, et il aura plusieurs occasions de préciser ce projet jusqu’en mai.
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2 décembre 2011
VousNousIls – Vincent Peillon, député européen (PS), est chargé de l’éducation dans l’équipe de campagne de François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle. Il entame, ce lundi 5 décembre, une série de rencontres avec le monde enseignant. Entretien.
Si le PS revient au pouvoir en 2012, quelles seront les mesures d’urgence pour l’école ?
Il faut d’abord partir d’un diagnostic. Le système scolaire est confronté à des problèmes structurels : des temps scolaires inadaptés, qui ne favorisent pas les apprentissages, un échec scolaire qui croît, de nombreux élèves qui sortent du système sans qualification, des performances déclinantes, des inégalités de réussite croissante. Or les choix qui ont été faits ces dernières années, au lieu de résoudre ces problèmes, les ont accrus : on a divisé par trois l’accueil des jeunes enfants à la maternelle, on n’a pas fait les efforts nécessaires sur le taux d’encadrement au CP et en primaire, on a supprimé la formation des enseignants, on a fragilisé les zones où se cumulent les plus grandes difficultés… La conséquence logique de cette œuvre de destruction, justifiée par une approche comptable mais surtout idéologique, c’est une dégradation de la qualité pédagogique.
Face à cette situation, nous avons un double objectif : casser le noyau dur de l’échec scolaire et mettre en place une réforme incluant la formation des enseignants, une remise à plat du temps scolaire et des progrès concertés sur les méthodes et le métier. Les élections ont lieu en mai, tout ne se fera pas immédiatement. François Hollande l’a dit : les dés pipés de la rentrée 2012 auront déjà été jetés par la droite. Il y aura quelques mesures d’urgence pour pallier le plus difficile et rétablir une confiance nécessaire. En revanche, nous préparerons dès l’été, en concertation avec tous les acteurs de l’éducation, une loi de programmation qui devra être votée à l’automne.
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2 décembre 2011
Les Inrocks – En Europe, à part en France, plus aucune force politique majeure ne se réclame du “socialisme”. Vincent Peillon, chargé de l’Education auprès de François Hollande, explore les voies étroites de la social-démocratie d’aujourd’hui.
On a l’impression que la crise ne sert pas les idées social-démocrates. Y a-t-il une crise de la social-démocratie ?
Vincent Peillon - Sans doute. La droite gouverne l’Europe, la Commission, le Conseil, le Parlement, et la gauche a presque disparu : elle ne gouverne directement que le Danemark et Chypre ! Mais le paradoxe, c’est que ce sont les idées de la social-démocratie qui se discutent actuellement. L’harmonisation fiscale, la régulation financière internationale, le gouvernement économique européen, tout cela figure dans les textes socialistes depuis des années ! Quant aux politiques publiques nationales – redistribution, contrat, investissement dans la petite enfance, développement durable -, c’est pareil. Je ne vois donc pas un recul théorique des positions de la social-démocratie. L’élection de 2012 en France doit être le premier signe d’une reconquête progressiste, un printemps européen après les printemps arabes !
Comment ?
D’abord, en tirant les leçons du passé. La social-démocratie s’est égarée durant les années 90 dans le social-libéralisme. Sur des sujets majeurs comme la régulation économique internationale, il n’y a pas eu la volonté d’affrontement nécessaire. Idem pour l’Europe ou le contrat social : génuflexion devant le marché, associé aux droits de l’homme et à une vague équité. La social-démocratie s’est pour une part abandonnée elle-même. Ensuite, en menant plus durement la bataille idéologique contre la droite, ultralibérale d’abord, nationale-populiste maintenant, conduisant toujours au désastre mais fière d’elle, arrogante. Sarkozy a échoué sur tout : la croissance, la dette, le logement, le commerce extérieur, l’emploi, l’école, et même la sécurité, mais cela ne l’embarrasse pas, il va faire à nouveau la leçon à tout le monde. La télécratie sert les populismes, et Sarkozy s’y complaît. Nous devons nous y adapter pour conduire la confrontation.
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