« Permettre la réussite de tous les élèves »
Vincent Peillon débattait hier avec Luc Chatel dans »Rue des Ecoles », sur France Culture.
Vincent Peillon débattait hier avec Luc Chatel dans »Rue des Ecoles », sur France Culture.
Vincent Peillon était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur Europe 1 pour un débat avec le ministre Luc Chatel.
Vincent Peillon répondait hier aux questions des internautes sur l’école, l’enseignement supérieur et la recherche, sur lemonde.fr.
Aziz El Ghayyouei : François Hollande souhaite 60 000 postes en plus dans l’éducation. Quels seront ces postes ?
Arnaud : Comment comptez-vous financer l’embauche de 60 000 fonctionnaires dans l’éducation ?
Vincent Peillon : 80 000 postes ont été supprimés ces cinq dernières années dans l’éducation nationale. Nous en recréerons 60 000 programmés sur cinq ans, en même temps que nous arrêterons le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
Ce seront majoritairement des postes d’enseignant pour permettre l’accueil des enfants de moins de trois ans qui est passé, en dix ans de gouvernement de droite, de 35 % à 11 %, pour remettre en place une formation des enseignants qui a été détruite, pour assurer dans de bonnes conditions les remplacements et pour permettre des progrès pédagogiques. Pensons, par exemple, au principe « plus de maîtres que de classes ».
Mais il y aura aussi d’autres postes : personnels d’encadrement, auxiliaires de vie scolaire, infirmières et médecins. Nous ferons en sorte que ces postes soient ciblés sur les priorités que M. Hollande a fixées : la maternelle, l’école primaire et les établissements en difficulté. Par ailleurs, 5 000 seront aussi affectés aux premiers cycles universitaires où un effort particulier doit être conduit.
Enfin, la droite a considérablement accru la précarité et il nous faudra mettre en œuvre un plan de résorption de la précarité. Au total, il s’agit de recruter chaque année l’équivalent des départs à la retraite (28 000 à 30 000) et de rajouter 12 000 postes. Le financement de cette priorité nationale, posée comme telle par M. Hollande, est estimé en fin de dispositif, soit au bout de cinq ans, à 1,9 milliards d’euros annuels. C’est moins que la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) faite par la droite cette année.
Interview de Vincent Peillon à l’agence AEF.
AEF : Votre équipe a émis de vives critiques concernant l’évolution du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche ces dernières années. Comment comptez-vous y remédier ?
Vincent Peillon : En effet, le budget de l’enseignement supérieur et la recherche dont se prévaut le gouvernement est un trompe-l’oeil, un miroir aux alouettes. L’essentiel de l’effort a porté sur la recherche privée au travers du crédit impôt recherche, qui a suscité de nombreux effets d’aubaine. Pour le reste, les promesses, nombreuses, n’ont pas été tenues. Ni pour la recherche, ni pour l’université. Prenons un exemple : le plan campus. Le gouvernement avait annoncé cinq milliards d’euros. C’était déjà peu par rapport aux plans précédents conduits par la gauche. Mais presque cinq ans plus tard, aucun campus n’est sorti de terre, la question du logement étudiant a été remisée au placard, et les projets piétinent à cause du choix idéologique des PPP (partenariats public-privé). Fin 2011, seuls 56 millions d’euros avaient été dépensés : 1 % des montants promis ! Nous avons là une véritable bombe à retardement pour l’avenir.
Dès l’élection, nous commanderons un audit indépendant sur les opérations en cours et les projets à venir. Il est urgent de remettre de la sincérité dans le débat et de disposer d’un diagnostic partagé. Puis nous agirons. Avec une ambition : donner à toutes les universités les moyens de l’autonomie et de faire réussir leurs étudiants. Nous lancerons un plan de recrutement de 5 000 postes sur cinq ans qui viendra en premier lieu bénéficier aux premiers cycles. Nous appliquerons le principe « à transfert de charges, transfert de moyens ».
AEF : Les assises de l’enseignement supérieur et de la recherche annoncées par François Hollande n’apparaissent pas dans le calendrier de la première année de son mandat, s’il est élu. Renoncez-vous à les organiser ?
Vincent Peillon : François Hollande a annoncé la tenue de ces assises. Cet engagement sera respecté. Après tant d’années de défiance, les enjeux d’aujourd’hui et de demain sont éludés par le spectre de ceux d’hier. Il faut un nouveau départ. Ici comme ailleurs, l’action du gouvernement sortant n’a pas seulement été d’affaiblir, mais de blesser et de diviser. Il va nous falloir solder ce passé. Nous voulons d’abord reconstruire une confiance et un respect avec la communauté universitaire et les chercheurs. Nous ne ferons pas de réforme à la hussarde car nous voulons que tous portent notre grande cause : lutter contre l’échec universitaire.
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Vincent Peillon se trouvait hier à Avignon avec Aurélie Filippetti pour évoquer les questions de culture, d’éducation et d’enseignement supérieur. Sur Radio Campus Avignon, ils ont répondu aux questions des étudiants de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.
Vincent Peillon recevait hier sur France 4 le « Livre Blanc des 10 propositions pour la jeunesse » rassemblées par des centaines de jeunes de 18 à 30 ans et des grands témoins à l’issue de nombreux débats dans 5 villes de France (Lille, Bordeaux, Nantes, Marseille et Strasbourg). Il est revenu à cette occasion sur la priorité accordée par François Hollande à la jeunesse.
Vincent Peillon poursuivait cette semaine son « Tour de France du Pacte éducatif » dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône, dans le but de faire connaître et d’expliquer les propositions de François Hollande pour refonder l’école de la République.
A Marseille, il a notamment animé une réunion publique sur l’éducation, puis s’est rendu à la rencontre des parents d’élèves de l’école élémentaire Leverrier, mobilisés pour empêcher la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine.
Vincent Peillon vient parler éducation à Marseille par marsactu
Vincent Peillon au secours des parents d’élèves… par LCM