Archives de la catégorie 'Fiscalité'

« Nous sommes sortis du cercle républicain »

Entretien réalisé par Stéphane Alliès et Lénaïg Bredoux, également disponible sur le site de Mediapart.

Mediapart – Vincent Peillon, député européen et professeur de philosophie, était chargé par Martine Aubry de préparer les grandes orientations du projet socialiste pour 2012. Il salue de réelles avancées dans le texte présenté par le PS. Entretien.

Vous étiez chargé par Martine Aubry d’élaborer la philosophie générale du projet socialiste, qui a ensuite été pris en main par le fabiusien Guillaume Bachelay. Comment avez-vous mené ce travail ?

Ma conviction de départ est que nous vivons depuis quelques années quelque chose d’extrêmement grave avec ce pouvoir : c’est pour cela que nous parlons d’abaissement national. Et que la question de 2012 est celle du redressement. Il y a deux axes majeurs. Le premier est de répondre à ce que nous appelons la crise de l’avenir. Nous sommes dans un pays où les gens ne se projettent pas, c’est une crise spécifique et pire que dans les autres pays. Les Français n’ont pas de perspectives. Et cela n’est pas affaire de sentiment : c’est une question de politiques publiques.

Le second axe est celui de la refondation républicaine. Nous sommes sortis du cercle républicain. Là, nous sommes ailleurs, dans un autre moment de notre histoire. Quand je parle de refondation républicaine, je ne sépare pas la question démocratique de la question sociale.

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« Lever la crainte de l’avenir et refonder la République »

Samedi soir, Vincent Peillon était l’invité de Laurent Ruquier dans « On n’est pas couché ». Au menu des débats avec Eric Naulleau et Eric Zemmour : le projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, l’organisation des primaires et la laïcité.

Retrouvez ici la suite de l’émission et la troisième partie.

Vous pouvez visualiser l’intégralité de l’émission sur le site de France 2.

La facture du sarkozisme

Vincent Peillon était ce mercredi l’invité de Public Sénat où il est revenu sur le résultat des élections cantonales, la situation politique française, le « débat » sur la laïcité et le projet du PS. Il s’est également exprimé sur son nouvel ouvrage « Eloge du Politique » (Seuil).

« Machiavel compte plus que Kant… »

Vincent Peillon a accordé la semaine dernière un long entretien à Marianne2, une occasion de revenir sur le rapport entre philosophie et politique, le projet de PS pour 2012, ou encore le réveil démocratique au Sud de la Méditerranée.  Propos recueillis par G. Andrieu, A. Lacroix et P. Petit.

Marianne : N’est-il pas lassant, pour vous, d’être devenu la caution « intello » d’un parti en veine d’idées et de combats ?
Vincent Peillon : Ce n’est pas prioritairement ce qui me soucie dans l’existence. Le parti socialiste a toujours été ouvert aux débats d’idées, et il le reste, fondamentalement. Je ne m’y sens nullement instrumentalisé, dans la situation délicate d’une « caution », comme vous dites. Ce qui m’inquiète bien davantage, c’est la disjonction croissante entre philosophie et politique, que j’essaye d’analyser dans mon livre, et qui dépasse très largement le cas du parti socialiste ou mon problème personnel. C’est un problème de civilisation qui atteint aux racines mêmes de ce que, depuis la Grèce, nous nommons la démocratie.

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« En finir avec la crise de l’avenir »

Retrouvez ci-dessous l’entretien de Vincent Peillon au Monde des 13 et 14 février.

Le Monde – Vincent Peillon, chargé de travailler sur la philosophie du projet socialiste, prône la  » vérité  » et la  » durée  »

Il s’était montré discret depuis l’incident qui l’avait opposé, en janvier 2010, à la journaliste Arlette Chabot. Relégué en deuxième partie de soirée, après un débat entre Eric Besson et Marine Le Pen, sur l’identité nationale, Vincent Peillon s’était désisté à la dernière minute de l’émission  » A vous de juger « , sur France 2, refusant de jouer  » les idiots utiles « .

Depuis quelques semaines, cet agrégé de philosophie, député européen et ancien porte-parole de Ségolène Royal en 2007, est de retour sur la scène politique. Chargé par Martine Aubry, début janvier, de travailler sur la  » philosophie  » du projet socialiste pour 2012, il vient de publier Eloge du politique. Une introduction au XXIe siècle (Seuil, 212 p., 19 euros).

Dominique Strauss-Kahn multiplie les signaux laissant entendre qu’il sera candidat en 2012. Le souhaitez-vous ?

Je pense – et l’émission de Nicolas Sarkozy, le 10 février, en était une triste illustration – que nous vivons depuis cinq ans un temps d’abaissement national. La question majeure qui se posera en 2012 est simple : veut-on poursuivre sur cette pente de l’abaissement, continuer à jouer sur l’émotion, la confusion des valeurs, les mensonges et la violence, ou bien fait-on le choix du redressement national ? Faire ce second choix, c’est se mettre en capacité de répondre à la crise de l’avenir qui ronge notre pays et nourrit le pessimisme, et proposer une puissante refondation de notre identité républicaine.

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« Le problème de Sarkozy, c’est le passage des mots aux actes »

Vincent Peillon répondait ce matin aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. Il est notamment revenu sur les récentes révélations sur l’attentat de Karachi et sur la situation économique en Europe.

Le Président du verbe

Vincent Peillon répondait ce matin aux questions d’Eric Mazet dans l’émission « Sud Info Matin » (Sud Radio). Il est revenu longuement sur les propos tenus hier à la télévision par Nicolas Sarkozy.