Archives de la catégorie 'Fiscalité'

« Le problème de Sarkozy, c’est le passage des mots aux actes »

Vincent Peillon répondait ce matin aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. Il est notamment revenu sur les récentes révélations sur l’attentat de Karachi et sur la situation économique en Europe.

Le Président du verbe

Vincent Peillon répondait ce matin aux questions d’Eric Mazet dans l’émission « Sud Info Matin » (Sud Radio). Il est revenu longuement sur les propos tenus hier à la télévision par Nicolas Sarkozy.

Un Président sans énergie, sans vision

Vincent Peillon était hier l’invité politique du soir3 (France 3) où il s’est exprimé sur l’entretien télévisé de Nicolas Sarkozy.

Pour voir l’intégralité de l’entretien en vidéo, cliquez ci-dessous.

« Il faut ouvrir le dialogue et la négociation »

Vincent Peillon était hier l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans Dimanche +. L’occasion de revenir sur la réforme des retraites du gouvernement : un texte injuste et qui n’assure pas les financements nécessaires ; une méthode autoritaire, qui ne fait aucune place aux partenaires sociaux et au Parlement.

Retrouvez l’intégralité de l’émission sur le site de Canal + :
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3354-c-dimanche.html?progid=382935

La question sociale (Université d’été PS, la Rochelle)

Fin août dernier, Vincent Peillon participait à l’université d’été du PS à la Rochelle. Retrouvez l’intégralité de son intervention en vidéo.

Cliquez ici pour accéder à l’ensemble des débats et des vidéos de l’édition 2010 de l’université d’été du Parti socialiste.

Pour une meilleure surveillance de l’industrie financière

A l’initiative de députés européens issus de cinq des sept groupes du Parlement européen (Parti populaire européen, Socialistes et démocrates, Libéraux et démocrates, Verts et Gauche unitaire) et de dix pays, l’appel ci-dessous a été lancé dans la perspective du G20. Il demande la mise en place d’une véritable contre expertise en matière d’industrie financière.

Nous, élus européens en charge de réglementer les marchés financiers et les banques, constatons tous les jours la pression exercée par l’industrie financière et bancaire pour influencer les lois qui la régissent.

Il n’est pas anormal que ces entreprises fassent entendre leur point de vue et discutent régulièrement avec les législateurs. Mais l’asymétrie entre la puissance de ce lobbying et l’absence de contre-expertise nous semble un danger pour la démocratie. Le lobbying des uns doit en effet être contrebalancé par celui des autres. En matière environnementale et de santé publique, en face des industriels, les organisations non gouvernementales (ONG) ont développé une véritable contre-expertise. Il en est de même en matière sociale entre les organisations patronales et syndicales. Cette confrontation permet aux élus d’entendre des arguments contradictoires. En matière financière, ce n’est pas le cas. Ni les syndicats de salariés, ni les ONG n’ont développé d’expertise capable de rivaliser avec celle des banques.

Il n’existe donc pas aujourd’hui de contre-pouvoir suffisant dans la société civile.  Cette asymétrie constitue à nos yeux un danger pour la qualité des lois, et pour la démocratie.

Car cette asymétrie s’inscrit dans un contexte de forte proximité des élites politiques et financières. Aux Etats-Unis les liens entre Goldman Sachs et l’administration fédérale sont connus. Mais en Europe cette proximité n’est pas moindre. Elle contribue à renforcer la prise en compte des arguments de l’industrie financière de manière unilatérale et constitue un frein certain à la capacité du personnel politique à prendre des décisions en toute indépendance. Or, l’absence de réponse politique adéquate à la crise du système financier peut nourrir toute forme de populisme, basé davantage sur l’émotion que sur la raison.

En tant qu’élus européens en charge de la réglementation financière et bancaire nous appelons donc la société civile (ONGs, syndicats, universitaires, think-tanks…) à s’organiser pour créer une (ou plusieurs) organisation non gouvernementale capable(s) de développer une contre expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d’assurances, hedge funds, etc…) et de faire connaitre de manière efficace cette analyse aux medias.

En tant qu’élus issus de plusieurs familles politiques nous pouvons diverger sur les mesures à prendre. Mais nous convergeons pour alerter l’opinion sur ce risque pour la qualité de la démocratie.

Nous invitons l’ensemble des parlementaires européens et nationaux à rejoindre notre appel.

Cliquer ici pour consulter le site de l’appel

Appel au G20 : pour une taxe sur les transactions financières !

Vincent Peillon a signé l’appel de plusieurs associations pour une taxation des transactions financières (TTF), dont le texte est disponible ci-dessous. Il défend le principe d’une taxe sur ce type de transactions depuis environ un an, sous le nom de Taxe Tobin verte.

Pour signer l’appel, cliquer ici.

Mesdames et Messieurs les membres du G20,

La dérégulation du secteur financier est responsable en grande partie de la crise économique actuelle. La croissance exagérée de ce secteur, concentré sur des profits spéculatifs à court terme, a créé une bulle financière déconnectée de l’économie réelle. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes perdent leur emploi, sombrent dans une plus grande pauvreté, tandis que cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.

Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables.

Les acteurs du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de l’absence de régulation significative et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’ils paient eux aussi leur contribution à l’intérêt général. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus juste et le plus efficace pour le garantir.

Elle permettrait de :

  • De dégager les fonds nécessaires pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.
  • De contribuer à une plus grande stabilité du système financier, en réduisant la spéculation et une liquidité excessive.

Votre prochaine réunion à Toronto, les 26 et 27 juin 2010, vous offre l’opportunité de changer le cours des choses et de rompre avec les pratiques habituelles. Nous vous demandons de passer à l’action, à cette occasion, en décidant l’introduction d’une taxe sur les transactions financières.