Archives de la catégorie 'Intégration'

« Il faut ouvrir le dialogue et la négociation »

Vincent Peillon était hier l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans Dimanche +. L’occasion de revenir sur la réforme des retraites du gouvernement : un texte injuste et qui n’assure pas les financements nécessaires ; une méthode autoritaire, qui ne fait aucune place aux partenaires sociaux et au Parlement.

Retrouvez l’intégralité de l’émission sur le site de Canal + :
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3354-c-dimanche.html?progid=382935

Le Parlement européen exige de la France qu’elle arrête les expulsions de Rroms

Vincent Peillon se félicite de l’adoption ce jeudi à Strasbourg d’une résolution qui, à l’initiative des socialistes, condamne fermement les mesures prises par le gouvernement français contre les Rroms. Les eurodéputés demandent notamment la suspension immédiate des expulsions.

Cliquez ici pour télécharger le texte de la résolution

Pour Sylvie Guillaume, collègue de Vincent Peillon au Parlement européen et membre de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, « Nicolas Sarkozy et le gouvernement se sont trompés en pensant pouvoir bafouer les valeurs de l’Union, le droit européen et la Charte des droits fondamentaux en toute impunité : le Parlement européen les a fermement rappelés à l’ordre ».

« Avec cette résolution, le Parlement européen condamne explicitement les mesures prises par les autorités françaises. La résolution rappelle le droit de tous les citoyens européens de circuler et séjourner librement dans toute l’Union européenne, pilier de la citoyenneté de l’Union telle que définie par les traités. Elle met également la Commission européenne devant ses responsabilités, lui demandant de cesser de tergiverser pour mettre enfin en route une stratégie claire et déterminée en faveur de l’inclusion des communautés Rroms« .

« Le climat est pourri »

Vincent Peillon était vendredi 27 août l’invité des Grandes Gueules de RMC. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’émission.

Vous êtes toujours, Vincent Peillon, dans l’idée d’une alliance politique, d’un rassemblement entre le PS, le Modem et les Verts ?

« Et les communistes, les citoyens (ndr : Mouvement des citoyens) et les radicaux. Je suis pour un contrat de gouvernement. Il faut de la clarté. Dire aux Français pour l’élection : voilà ce qu’on fera et je veux que puisse venir débattre de ce contrat, tous ceux qui le souhaitent. Si on est pas d’accord, on est pas d’accord. Mais le premier acte c’est de dire : parlons de l’école, de l’hôpital, des institutions… Qu’est ce que vous feriez ? Est–ce qu’on peut se mettre d’accord ? Je suis entré en politique, il y a 16 ans et on se disait déjà… c’est la crise. Et on l’avait depuis 1974. Les nouvelles générations n’ont connu que ça. Il y a des réformes de structures à faire en France, réformer l’école profondément inégalitaire.

Mais les dernières grandes réformes de structure étaient des réformes de gauche (la CSG, le RMI, la décentralisation, la liberté des médias, l’abolition de la peine de mort). Le reste ce sont des déconstructions. Il y a des réformes très difficiles à faire sur les Banlieues, sur la fiscalité… Nous aurons besoin de majorité claire et large. Quand vous regardez ce qu’un smicard paye en proportion d’impôts indirects, c’est beaucoup plus que madame de Bettencourt. Ça suffit ! On tourne le dos à nos principes Républicains.»

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« La responsabilité des hommes politiques, ce n’est pas de s’attaquer aux plus faibles » (Le Parisien)

Le Parisien, 22.08.2010 – Vincent Peillon rompt un silence médiatique de six mois. Ancien patron du courant royaliste, l’eurodéputé s’est brouillé en novembre 2009 avec l’ancienne candidate à la présidentielle. Puis, en janvier, cet agrégé de philosophie déchaîne une tempête médiatique en refusant in extremis d’aller débattre sur le plateau d’Arlette Chabot sur l’immigration et l’identité nationale.

Il revient ici dans le débat politique en dénonçant la mainmise d’une nouvelle oligarchie et en posant les conditions d’un retour de la gauche au pouvoir.

La France est critiquée par l’Europe sur sa manière de traiter les Roms. Qu’en pensez-vous?

VINCENT PEILLON. J’ai honte pour mon pays. La responsabilité des hommes politiques, ce n’est pas de s’attaquer aux plus faibles tout en laissant les gens très puissants commettre des actes dont pâtissent d’ailleurs indirectement les plus faibles. Les premières lois de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur furent dirigées, souvenez-vous, contre les mendiants, les prostituées, les jeunes en bas des cages d’escalier. Quel courage ! Depuis, il a fait plus de trente lois sécuritaires : quel aveu d’échec! La manière dont le gouvernement vient d’aborder la question contribue au mouvement d’abaissement national enclenché depuis 2002 et fait suite au débat sur l’identité nationale. A nouveau on a voulu occuper l’été avec des sujets qui ne sont pas les vrais problèmes de la France et dans des termes qui jouent sur les plus sordides passions. Tout cela mené par un ministre de l’Intérieur condamné pour propos racistes. Lire la suite de ‘« La responsabilité des hommes politiques, ce n’est pas de s’attaquer aux plus faibles » (Le Parisien)’

Rapport sur l’Union pour la Méditerranée : entretien avec Vincent Peillon

Quelques minutes avant l’adoption de son rapport par le Parlement européen, Vincent Peillon explique les enjeux de l’intégration euro-méditerranéenne et les avancées qu’il propose.

« Appel national pour l’école publique »

Vincent Peillon est signataire de « l’Appel national pour l’école publique » lancé par de nombreuses organisations syndicales et associatives du monde éducatif. Un appel qui vise à alerter l’opinion sur la politique du gouvernement, qui met en danger le service public et laïque de l’éducation. Il a déjà dépassé les 140 000 signatures !

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

Pour signer l’appel, cliquer ici.

Interview dans le magazine GQ, par Fréderic Beigbeder

Vincent Peillon répond sans tabou aux questions de Frédéric Beigbeder dans « l’interview du mois » du magazine GQ (avril 2010) :

GQ : Donc, en plus de boire du Coca-cola, vous buvez du petit lait avec la victoire de la gauche aux régionales ?

VP : Oui, évidemment,  le Parti Socialiste était mort il y a un an, suites aux élections européennes, Sarkozy avait tout gagné…

GQ : Bernard Henri Lévy conseillait même de dissoudre le parti.

VP : Et aujourd’hui, nous sommes l’alpha et l’oméga de la vie politique française, la victoire totale, etc. Je suis content qu’on gagne, évidemment, surtout dans l’état où on était. Mais tout reste à faire. Le pays ne va pas bien, l’Europe non plus d‘ailleurs, la crise est encore devant nous. Il y a donc un côté dérisoire dans la masse de commentaires. Une masse de crétinerie collective à courte vue. Souvenez-vous: il y a un an,  Bayrou était l’icône germanopratine, et aujourd’hui on dit : il est mort, et on s’essuie les pieds dessus; tout le monde pensait que le Front National était fini et ils sont revenus. Ça fait un peu froid dans le dos. Mais puisque nous sommes du côté des ressuscités, je vous apporte mon témoignage: c’est bon de revivre.

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