Vincent Peillon a accordé la semaine dernière un long entretien à Marianne2, une occasion de revenir sur le rapport entre philosophie et politique, le projet de PS pour 2012, ou encore le réveil démocratique au Sud de la Méditerranée. Propos recueillis par G. Andrieu, A. Lacroix et P. Petit.
Marianne : N’est-il pas lassant, pour vous, d’être devenu la caution « intello » d’un parti en veine d’idées et de combats ? Vincent Peillon : Ce n’est pas prioritairement ce qui me soucie dans l’existence. Le parti socialiste a toujours été ouvert aux débats d’idées, et il le reste, fondamentalement. Je ne m’y sens nullement instrumentalisé, dans la situation délicate d’une « caution », comme vous dites. Ce qui m’inquiète bien davantage, c’est la disjonction croissante entre philosophie et politique, que j’essaye d’analyser dans mon livre, et qui dépasse très largement le cas du parti socialiste ou mon problème personnel. C’est un problème de civilisation qui atteint aux racines mêmes de ce que, depuis la Grèce, nous nommons la démocratie.
Retrouvez ci-dessous l’entretien de Vincent Peillon au Monde des 13 et 14 février.
Le Monde – Vincent Peillon, chargé de travailler sur la philosophie du projet socialiste, prône la » vérité » et la » durée »
Il s’était montré discret depuis l’incident qui l’avait opposé, en janvier 2010, à la journaliste Arlette Chabot. Relégué en deuxième partie de soirée, après un débat entre Eric Besson et Marine Le Pen, sur l’identité nationale, Vincent Peillon s’était désisté à la dernière minute de l’émission » A vous de juger « , sur France 2, refusant de jouer » les idiots utiles « .
Depuis quelques semaines, cet agrégé de philosophie, député européen et ancien porte-parole de Ségolène Royal en 2007, est de retour sur la scène politique. Chargé par Martine Aubry, début janvier, de travailler sur la » philosophie » du projet socialiste pour 2012, il vient de publier Eloge du politique. Une introduction au XXIe siècle (Seuil, 212 p., 19 euros).
Dominique Strauss-Kahn multiplie les signaux laissant entendre qu’il sera candidat en 2012. Le souhaitez-vous ?
Je pense – et l’émission de Nicolas Sarkozy, le 10 février, en était une triste illustration – que nous vivons depuis cinq ans un temps d’abaissement national. La question majeure qui se posera en 2012 est simple : veut-on poursuivre sur cette pente de l’abaissement, continuer à jouer sur l’émotion, la confusion des valeurs, les mensonges et la violence, ou bien fait-on le choix du redressement national ? Faire ce second choix, c’est se mettre en capacité de répondre à la crise de l’avenir qui ronge notre pays et nourrit le pessimisme, et proposer une puissante refondation de notre identité républicaine.
Lundi soir, Vincent Peillon était sur le plateau d’Elysée 2012 sur iTélé. Avec Léa Salamé et Michel Dumoret, il est revenu sur l’actualité politique française et internationale.
Vincent Peillon était ce matin l’invité politique de Christophe Barbier (LCI). Il s’est notamment exprimé sur les évenements en Egypte, les primaires socialistes, le procès de J. Chirac, et sur la situation générale du pays.
Vincent Peillon répondait ce vendredi aux questions d’Alex de Tarlé sur le plateau de « C à dire » (France 5). Il est notamment revenu sur la parution de son dernier ouvrage « Eloge du Politique » (Seuil), les événements en Tunisie et en Egypte, ainsi que sur la politique nationale.
Vincent Peillon participait hier au Parlement européen au webjournal « Votre Europe ». Membre de la commission des Affaires étrangères et de la délégation Maghreb, il s’est exprimé au nom de la délégation socialiste française sur la situation en Tunisie et la sécurité au Sahel (voir la vidéo ci-dessous : 5 min 25).
Au sommaire également les interventions des députées européennes socialistes Catherine Trautmann (Loi sur les médias en Hongrie), Bernadette Vergnaud (directive soins de santé transfrontaliers) et Pervenche Bérès (crise).
Toujours concernant la Tunisie, Vincent Peillon a également répondu aux questions de « Toute l’Europe ».
Suite au soulèvement populaire contre le régime de Ben Ali et à la brutalité inacceptable de la réaction du pouvoir alors en place, le processus démocratique engagé doit maintenant trouver tout son espace. L’Union européenne doit accompagner la Tunisie sur son nouveau chemin vers une démocratie stable, pluraliste et laïque et aider les Tunisiens à ne pas perdre leur liberté tout juste gagnée, dans le respect total de leur souveraineté. Le silence injustifiable dont fait preuve le Parlement européen à ce jour amène les socialistes français à lancer un appel à la responsabilité de l’Union européenne dans le soutien à la démocratie en Tunisie.
Nous souhaitons que l’Union européenne utilise sans délais tous les moyens dont elle dispose pour exprimer sa solidarité avec le processus en marche et promouvoir l’Etat de droit et les libertés politiques.
> Mardi 15 mai
- à 11h, Vincent Peillon sera l'invité de TF1
- à 13h30, il assistera à l'hommage du Président de la République à Jules Ferry
> Jeudi 17 mai
- 8h20 : Vincent Peillon sera l'invité de la Matinale de France Inter
- 9h : passation des pouvoirs avec Luc Chatel (Ministère de l'Education nationale)
- 15h : Conseil des Ministres