La lettre de l’Europe (juillet 2010, n°2)
Tous les trimestres, Vincent Peillon publie une lettre d’information sur son activité de député européen de la région Sud-Est.
Cliquez sur l’image pour télécharger le numéro de juillet 2010.
Tous les trimestres, Vincent Peillon publie une lettre d’information sur son activité de député européen de la région Sud-Est.
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Quelques minutes avant l’adoption de son rapport par le Parlement européen, Vincent Peillon explique les enjeux de l’intégration euro-méditerranéenne et les avancées qu’il propose.
Ce 20 mai 2010, à Strasbourg, le Parlement européen a adopté à une très large majorité le rapport de Vincent Peillon sur l’Union pour la Méditerranée.
Alors que le processus rencontre nombre de difficultés depuis deux ans, et que de lourdes incertitudes pèsent sur la tenue effective du second sommet de l’UpM prévu le 7 juin prochain à Barcelone, le rapport Peillon propose une feuille de route pour relancer l’UpM, clarifier ses missions et définir une stratégie de l’Union européenne à long terme vers le Sud de la Méditerranée.
Le Parlement européen a ainsi réaffirmé avec solennité son engagement en faveur de l’intégration euro-méditerranéenne, qui doit être une de nos stratégies prioritaires pour les décennies à venir. « Au nord, nous pensons souvent que le Sud a besoin de l’Europe, mais nous oublions qu’en réalité l’Europe n’a jamais eu autant besoin du Sud » ajoute V. Peillon, « et ce qu’il s’agisse de relever les défis de notre développement économique et social, de notre démographie, de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique, ou encore de répondre aux enjeux civilisationnels du XXIème siècle. »
C’est maintenant aux chefs d’Etats et de gouvernement des 43 pays membres de « prendre la mesure de leur responsabilité et répondre présents au rendez-vous de l’Histoire », conclut-il.
Le rapport Peillon insiste également sur la nécessité de renforcer au plus vite la légitimité démocratique de l’UpM. Il existe depuis quelques années une Assemblée Parlementaire Euroméditerranéenne (APEM). Elle doit être réformée, renforcée et reconnue comme partie intégrante de l’architecture institutionnelle de l’UpM.
Enfin, outre le soutien aux six grands secteurs stratégiques déjà initiés à Paris en juillet 2008, le texte adopté détaille un grand nombre d’orientations ambitieuses et de propositions concrètes, parmi lesquels :
- la promotion d’un Erasmus euroméditerranéen,
- une chaîne de télévision euroméditerranéenne
- la facilitation progressive de la libre circulation entre les deux rives,
- la convergence des politiques agricoles euro-méditerranéennes,
- une stratégie euro-méditerranéenne pour l’efficacité énergétique.
La crise a ébranlé nos économies, au Nord comme au Sud, mais elle ne doit pas ébranler nos convictions dans les bienfaits de l’intégration euroméditerranéenne. L’ »Europe doit tout mettre en ouvre pour éviter le repli sur soi, pour sortir de sa léthargie et se donner les moyens, y compris financiers de relever la tête sur le long terme ».
Vincent Peillon, avec d’autres personnalités telles que Daniel Cohn-Bendit, Elie Barnavi, Bernard Henri-Levy, Zeev Sternhell ou Avi Primor, a signé « l’appel à la raison », une initiative lancée par des personnalités et des responsables associatifs, et visant à faire entendre une voix juive européenne alternative à celle du gouvernement israélien actuel.
Appel à la raison
Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’État d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet État auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.
C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :
C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel.
Alors que les inquiétudes s’accumulent concernant la tenue du 2e sommet de l’Union pour la Méditerranée (UpM) à Barcelone, la commission des affaires étrangères du Parlement européen (Bruxelles, 28/04/2010) a adopté à une très large majorité – 58 voix contre 6 – le rapport de Vincent Peillon (Socialiste français) réaffirmant que l’Union pour la Méditerranée (UpM) doit être une priorité pour l’Europe.
Dans un contexte difficile, et malgré la montée des tensions au Proche-Orient, le Parlement européen, au travers de ce rapport, appelle les Chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de l’UpM à prendre la mesure de leur responsabilité historique. La persistance des conflits régionaux rendent leur tâche difficile, mais cela ne peut servir de prétexte à un éventuel échec du sommet de Barcelone.
La Méditerranée a besoin de l’Europe, mais l’Europe a aussi besoin de la Méditerranée. Et c’est pourquoi le Parlement européen demande aux membres de l’UpM et à l’Union européenne de doter le nouvel ensemble de fonds « à la hauteur des enjeux ».
La commission des affaires étrangères du Parlement européen, par l’adoption de ce rapport, a souligné l’importance de cette « union de projets », en rassemblant un grand nombre de propositions sur les six grands secteurs stratégiques de l’UpM (la protection civile, les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres, la dépollution de la Méditerranée, le plan solaire méditerranéen, l’Initiative pour l’expansion des affaires en Méditerranée et l’université euro-méditerranéenne), tout en soulignant l’importance d’élargir le champ des coopérations au domaine de la culture, de l’agriculture ou encore des migrations.
Enfin, le rapport Peillon met en exergue la nécessité de garantir la légitimité démocratique de l’UpM, insistant sur le rôle nouveau dans l’architecture institutionnelle de l’UpM à reconnaître à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranée (APEM) – qui « a vocation à devenir l’Assemblée parlementaire de l’UpM » (Ap-UpM) – en matière de suivi des projets et de contrôle budgétaire.