Strasbourg – Cinq eurodéputés emmenés par les socialistes Vincent Peillon et Françoise Castex pressent la Commission européenne de créer des programmes « Erasmus » et « Leonardo da Vinci » euro-méditerranéens.
Vincent Peillon et Françoise Castex (S&D, France) accompagnés des eurodéputés Franziska Brantner (Verts, Allemagne), Cristian Dan Preda (PPE, Roumanie) et Ivo Vajgl (ADLE, Slovénie) ont lancé aujourd’hui une pétition (en pièce attachée) au sein du Parlement européen en faveur de la création de programmes « Erasmus » et « Leonardo da Vinci » euro-méditerranéens.
Pour Vincent Peillon et Françoise Castex, « l’Europe doit accompagner les pays arabes sur le chemin de la démocratie en proposant des initiatives fortes qui répondent aux besoins de ces pays et concrétisent la solidarité entre les deux rives de la Méditerranée ».
« Nous nous sommes beaucoup payés de mots ces dernières semaines, mais il nous faut désormais passer aux actes. Mettre sur pied des programmes « Erasmus » et « Leonardo da Vinci » pour l’ensemble de la zone Euroméditerranée s’inscrit pleinement dans cette logique« , souligne Françoise Castex.
« Aujourd’hui, seuls 200 étudiants de la Méditerranée participent chaque année au programme « Erasmus Mundus ». C’est très insuffisant au regard des enjeux et rapporté à la population de la région (450 millions d’habitants), particulièrement à sa jeunesse ! » s’exclame Vincent Peillon avant de poursuivre : « l’arrivée des premières bourses de l’Office Méditerranéen de la Jeunesse à la rentrée universitaire prochaine est une bonne nouvelle, mais les différents dispositifs existants restent encore largement en-deçà de ce qu’il est possible de faire ».
Pour Françoise Castex, « en dehors des questions de chiffres, c’est le cadre même de ces échanges qui est aujourd’hui inadapté car dépassé par les événements. De plus les programmes actuels oublient presque intégralement les questions de formation professionnelle, qui sont pourtant essentielles pour le développement économique et démocratique de ces pays. D’où l’urgence de créer également un programme Euromed « Leonardo da Vinci ».
Les eurodéputés ont jusqu’au 7 juillet pour signer cette pétition. Si une majorité d’entre eux soutient cette initiative, elle prendra la forme d’une résolution qui sera transmise à la Commission européenne et aux Etats membres.
Samedi soir, Vincent Peillon était l’invité de Laurent Ruquier dans « On n’est pas couché ». Au menu des débats avec Eric Naulleau et Eric Zemmour : le projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, l’organisation des primaires et la laïcité.
Retrouvez ici la suite de l’émission et là la troisième partie.
Vincent Peillon était ce mardi l’invité de l’émission politique RFI-Le Point-20 Minutes. Il s’est exprimé sur le projet et les primaires du PS, les mouvements démocratiques qui traversent le Sud de la Méditerranée, l’intervention en Libye et sur le nucléaire.
Sur ce dernier point, il a tout particulièrement dénoncé la décision prise lundi, à la demande du gouvernement et dans le plus grand secret, de faire entrer pour la première fois des actions « Areva » en Bourse. Une opération qui pourraît être réalisée dès juin et qui ouvre la voie à la privatisation – folle – du géant de l’industrie nucléaire.
Vincent Peillon était ce dimanche l’invité de Shlomo Malka et Yves Derai sur RCJ. Il est revenu avec eux sur l’actualité nationale et internationale : les révolutions en cours au Sud de la Méditerranée, le débat sur l’islam, les primaires socialistes et la préparation de 2012…
A l’occasion de la révision du mandat externe de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une utilisation accrue des prêts de la BEI en soutien aux mouvements de démocratisation au Sud de la Méditerranée, et appelle à la création d’une nouvelle institution financière pour la région.
A l’initiative des socialistes, le Parlement européen a ainsi approuvé l’octroi d’une enveloppe additionnelle de 1 milliard d’euros de prêts à destination de cette région. « C’est un premier pas encourageant, souligne Vincent Peillon, rapporteur en commission des Affaites étrangères sur ce dossier et responsable du suivi de l’Union Pour la Méditerranée. Cet argent doit aller prioritairement à des projets aux effets visibles et rapides sur les conditions de vie des populations ; dans cette optique, le soutien au micro-crédit doit être un axe d’action privilégié« .
Mais au-delà de ces mesures immédiates, les eurodéputés ont appelé l’UE à répondre aux changements historiques en cours en soutenant la proposition de Vincent Peillon de création d’une institution financière spécifiquement dédiée à la Méditerranée. « Après l’écroulement de l’ex-URSS, la création de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) avait permis de faciliter la transition économique et démocratique des pays de l’Est de l’Europe, rappelle celui-ci au nom de la Délégation socialiste française. Alors que la rive Sud de la Méditerranée est en train à son tour de reconquérir sa liberté, l’UE doit se montrer à la hauteur de l’enjeu en proposant rapidement, sur le même modèle, la création d’une Banque euroméditerranéenne de co-développement et d’investissement. »
Cette institution, en associant les pays partenaires au capital et à la gestion des projets, les rendrait ainsi copropriétaires et coresponsables de l’action menée sur place – ce qui avait alors grandement contribué au succès de la BERD. « Une telle initiative montrerait que l’Europe n’est pas condamnée à rester spectatrice et commentatrice de l’histoire en mouvement, et pourrait constituer le socle d’une relance nécessaire du projet historique d’une union entre les deux rives de la Méditerranée. En soutenant cette proposition, le Parlement européen envoie aujourd’hui un signal politique fort aux Etats européens et à nos partenaires du Sud« , conclut Vincent Peillon.
Vincent Peillon a accordé la semaine dernière un long entretien à Marianne2, une occasion de revenir sur le rapport entre philosophie et politique, le projet de PS pour 2012, ou encore le réveil démocratique au Sud de la Méditerranée. Propos recueillis par G. Andrieu, A. Lacroix et P. Petit.
Marianne : N’est-il pas lassant, pour vous, d’être devenu la caution « intello » d’un parti en veine d’idées et de combats ? Vincent Peillon : Ce n’est pas prioritairement ce qui me soucie dans l’existence. Le parti socialiste a toujours été ouvert aux débats d’idées, et il le reste, fondamentalement. Je ne m’y sens nullement instrumentalisé, dans la situation délicate d’une « caution », comme vous dites. Ce qui m’inquiète bien davantage, c’est la disjonction croissante entre philosophie et politique, que j’essaye d’analyser dans mon livre, et qui dépasse très largement le cas du parti socialiste ou mon problème personnel. C’est un problème de civilisation qui atteint aux racines mêmes de ce que, depuis la Grèce, nous nommons la démocratie.
Vincent Peillon était ce matin l’invité politique de Christophe Barbier (LCI). Il s’est notamment exprimé sur les évenements en Egypte, les primaires socialistes, le procès de J. Chirac, et sur la situation générale du pays.
> Mercredi 1er et jeudi 2 février (Parlement européen, Bruxelles)
Session plénière extraordinaire
> Vendredi 3 février, 18h20
Sur France Inter et Public Sénat, Vincent Peillon débattra avec Luc Ferry sur le thème « Une même école pour tous ? » dans « Les débats de la Présidentielle »
> Lundi 6 février, 15h (Parlement européen, Bruxelles)
Réunion de la commission des Affaires Etrangères
> Mardi 7 février
- 11h : Vincent Peillon participera à un débat sur l’éducation sur LCP
- 18h : Vincent Peillon interviendra en conclusion du colloque « Violence à l’école : la comprendre, la prévenir » organisé par Jean-Marie Le Guen (Assemblée Nationale, Paris)
> Lundi 13 février, 8h
Vincent Peillon sera l’invité de Michaël Darmon dans « En route vers la présidentielle » sur Radio Classique
> Du lundi 13 au jeudi 16 février (Parlement européen, Strasbourg)
Session plénière