Archives de la catégorie 'Non classé'

« Permettre la réussite de tous les élèves »

Vincent Peillon débattait hier avec Luc Chatel dans  »Rue des Ecoles », sur France Culture. 

« L’éducation est LA priorité, pas une priorité »

Vincent Peillon était ce matin l’invité de Bruce Toussaint sur Europe 1 pour un débat avec le ministre Luc Chatel. 

 

« Redonner toute sa place à la recherche »

Devant la Conférence des Jeunes Chercheurs, Vincent Peillon a présenté les grandes orientations de la politique de François Hollande pour l’enseignement supérieur et la recherche.


Vincent Peillon – PS par DOCTEO

« Un grand plan pour l’e-éducation »

Invité du chat « Elysée 2012″ de L’Internaute, Vincent Peillon explique que le numérique à l’école peut constituer « un incroyable facteur de progrès pédagogique » et déplore que la majorité sortante ait raté ce tournant fondamental pour l’avenir de nos enfants. Il propose, en cas de victoire de la gauche, « un grand plan pour l’e-éducation, pas simplement pour acheter des ordinateurs (…) mais essentiellement pour donner des contenus pédagogiques et apprendre aux enseignants, parce que cela s’apprend« .

Retrouvez ci-dessous des extraits de son intervention et l’intégralité de ce chat vidéo sur le site de L’Internaute.

 

 

« Nous réformerons la loi LRU »

Dans Libération, Vincent Peillon détaille les propositions de François Hollande pour l’enseignement supérieur et la recherche.

« Nous réformerons la loi LRU de telle sorte qu’elle garantisse une réelle autonomie des établissements, une gouvernance plus démocratique et collégiale, et des moyens à la hauteur de leurs nouvelles missions. Après des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, une loi-cadre sera proposée. Afin de ne pas laisser se créer des déserts scientifiques, le travail des équipes de recherche et des universitaires pour répondre aux Investissements d’avenir ne doit pas être remis en cause mais réorienté par une politique de mise en réseau. Avec les problèmes budgétaires des universités, la droite a créé une situation intenable. Je propose d’affecter les ressources nécessaires à leurs nouvelles missions, de négocier un plan pluriannuel d’emploi et de résorption de la précarité. Je proposerai à François Hollande qu’une partie [environ 5000, ndlr] des 60 000 postes puisse y être réservée. Il conviendra aussi de veiller à rééquilibrer les crédits récurrents et les crédits sur projet. La réforme du crédit impôt recherche devrait aussi permettre de mobiliser des moyens. Pour relancer la démocratisation, nous engagerons une profonde réforme des premiers cycles : il faut décloisonner les filières, favoriser les passerelles, en particulier universités-grandes écoles, donner plus de moyens aux étudiants les moins bien préparés. Il faudra aussi offrir des parcours plus adaptés aux bacheliers technologiques et professionnels. Nous créerons enfin une allocation d’études et de formation sous condition de ressources avec une refonte du système d’aides sociales. »

 

« Il faut politiser l’Europe »

Interview de Vincent Peillon pour la Revue de l’Union européenne, par Florence Chaltiel.

Quelle différence faites-vous entre la fonction de député européen et celle de député national ?

Députés européens et nationaux remplissent les mêmes rôles, qui sont ceux de tout parlementaire : voter le budget, légiférer et contrôler le pouvoir exécutif. Le Parlement européen et l’Assemblée nationale présentent cependant des différences notables, particulièrement du point de vue de leur culture parlementaire ; différences qui sont essentiellement liées aux natures très dissemblables des régimes politiques – l’Union européenne d’une part, la République française de l’autre – dans lesquels ils s’inscrivent. Le fonctionnement de l’Assemblée nationale, élue au scrutin majoritaire, est relativement binaire : la majorité d’un côté, qui décide de tout ; l’opposition de l’autre, qui peut s’exprimer mais finalement réduite à l’impuissance. Les députés européens, eux, sont élus au scrutin proportionnel : aucun groupe politique ne détient donc la majorité à lui seul. De plus, des clivages « nationaux » se superposent aux clivages politiques, ce qui rend les groupes beaucoup moins homogènes et disciplinés qu’en France. Pour dégager une majorité, des alliances sont donc nécessaires – qui sont d’ailleurs changeantes selon les votes – et doivent être construites par la recherche de compromis rassembleurs. Car il ne faut pas oublier que le Parlement européen n’est pas seul législateur : partageant ce pouvoir avec le Conseil, il doit savoir surmonter ses oppositions internes pour se montrer, autant que possible, uni face aux Etats. Pour le député en charge d’un texte, l’élaboration de ces compromis constitue une bonne part de son travail. On peut également relever que les parlementaires européens, malgré le – ou peut-être à cause du ! – nombre relativement limité de domaines dans lesquels ils possèdent un véritable pouvoir, jouent beaucoup plus leur rôle de législateurs que leurs collègues français, qui se concentrent essentiellement sur leur rôle de contrôle du pouvoir exécutif. Les textes de loi français sont écrits dans les cabinets ministériels ; le Parlement européen, lui, peut réécrire entièrement une proposition de la Commission !

On pourrait citer d’autres différences, plus anecdotiques : par exemple, l’inutilité de tout talent oratoire au Parlement européen du fait de la traduction en plusieurs langues, ou encore une ambiance de travail beaucoup plus détendue qu’au Palais Bourbon, où continuent de régner des mœurs quelque peu surannées.

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