Vincent Peillon était ce mardi l’invité de l’émission politique RFI-Le Point-20 Minutes. Il s’est exprimé sur le projet et les primaires du PS, les mouvements démocratiques qui traversent le Sud de la Méditerranée, l’intervention en Libye et sur le nucléaire.
Sur ce dernier point, il a tout particulièrement dénoncé la décision prise lundi, à la demande du gouvernement et dans le plus grand secret, de faire entrer pour la première fois des actions « Areva » en Bourse. Une opération qui pourraît être réalisée dès juin et qui ouvre la voie à la privatisation – folle – du géant de l’industrie nucléaire.
Critique de l’Eloge du Politique de Vincent Peillon par Frédéric Ménager-Aranyi, critique à nonfiction.fr.
Vincent Peillon poursuit dans ce livre, la louable ambition de combiner la continuation d’une œuvre philosophique autonome et une carrière politique de haut niveau qui avait fait de lui un candidat sérieux au poste de premier secrétaire du PS lors du dernier congrès de Reims. Il ne fait nul doute que cette démarche comporte, au-delà des positionnements inhérents aux aléas de la vie politique, une part de nécessité intérieure.
Son travail philosophique avait jusqu’à présent la forme d’un sillon patiemment creusé ayant comme finalité le défrichage de la philosophie politique et sociale des pères fondateurs de la République et du socialisme français. On connaissait ainsi sa prédilection pour les œuvres philosophiques de Jaurès qui révélaient la profondeur de pensée, bien oubliée de nos jours, d’un philosophe devenu homme d’action.
Ce nouveau livre s’apparente à une sorte de parenthèse dans cette réflexion et prend les aspects d’une méditation sur l’engagement du philosophe dans la cité et les liens du Politique au Philosophique depuis Socrate jusqu’à ce XXIème siècle qui s’esquisse à peine.
Vincent Peillon a accordé la semaine dernière un long entretien à Marianne2, une occasion de revenir sur le rapport entre philosophie et politique, le projet de PS pour 2012, ou encore le réveil démocratique au Sud de la Méditerranée. Propos recueillis par G. Andrieu, A. Lacroix et P. Petit.
Marianne : N’est-il pas lassant, pour vous, d’être devenu la caution « intello » d’un parti en veine d’idées et de combats ? Vincent Peillon : Ce n’est pas prioritairement ce qui me soucie dans l’existence. Le parti socialiste a toujours été ouvert aux débats d’idées, et il le reste, fondamentalement. Je ne m’y sens nullement instrumentalisé, dans la situation délicate d’une « caution », comme vous dites. Ce qui m’inquiète bien davantage, c’est la disjonction croissante entre philosophie et politique, que j’essaye d’analyser dans mon livre, et qui dépasse très largement le cas du parti socialiste ou mon problème personnel. C’est un problème de civilisation qui atteint aux racines mêmes de ce que, depuis la Grèce, nous nommons la démocratie.
Lundi 7 février, Vincent Peillon était l’invité de la Fondation Jean Jaurès et de nonfiction.fr pour un débat autour de son Eloge du politique. Retrouvez ci-dessous un extrait de son intervention et une retranscription du débat avec la salle.
Vincent Peillon était jeudi l’invité de Jean-Marie Colombani sur Public Sénat. Il est revenu avec lui sur les thèses qu’il développe dans son ouvrage Eloge du politique.
Lundi soir, Vincent Peillon était sur le plateau d’Elysée 2012 sur iTélé. Avec Léa Salamé et Michel Dumoret, il est revenu sur l’actualité politique française et internationale.
> Mardi 15 mai
- à 11h, Vincent Peillon sera l'invité de TF1
- à 13h30, il assistera à l'hommage du Président de la République à Jules Ferry
> Jeudi 17 mai
- 8h20 : Vincent Peillon sera l'invité de la Matinale de France Inter
- 9h : passation des pouvoirs avec Luc Chatel (Ministère de l'Education nationale)
- 15h : Conseil des Ministres