Vincent Peillon était vendredi 27 août l’invité des Grandes Gueules de RMC. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’émission.
Vous êtes toujours, Vincent Peillon, dans l’idée d’une alliance politique, d’un rassemblement entre le PS, le Modem et les Verts ?
« Et les communistes, les citoyens (ndr : Mouvement des citoyens) et les radicaux. Je suis pour un contrat de gouvernement. Il faut de la clarté. Dire aux Français pour l’élection : voilà ce qu’on fera et je veux que puisse venir débattre de ce contrat, tous ceux qui le souhaitent. Si on est pas d’accord, on est pas d’accord. Mais le premier acte c’est de dire : parlons de l’école, de l’hôpital, des institutions… Qu’est ce que vous feriez ? Est–ce qu’on peut se mettre d’accord ? Je suis entré en politique, il y a 16 ans et on se disait déjà… c’est la crise. Et on l’avait depuis 1974. Les nouvelles générations n’ont connu que ça. Il y a des réformes de structures à faire en France, réformer l’école profondément inégalitaire.
Mais les dernières grandes réformes de structure étaient des réformes de gauche (la CSG, le RMI, la décentralisation, la liberté des médias, l’abolition de la peine de mort). Le reste ce sont des déconstructions. Il y a des réformes très difficiles à faire sur les Banlieues, sur la fiscalité… Nous aurons besoin de majorité claire et large. Quand vous regardez ce qu’un smicard paye en proportion d’impôts indirects, c’est beaucoup plus que madame de Bettencourt. Ça suffit ! On tourne le dos à nos principes Républicains.»
Vincent Peillon répond aux questions de Sylvie Santini de Paris Match.
Paris Match. Il y a un an, vous clôturiez vos “ateliers” de Marseille avec Marielle de Sarnez et Daniel Cohn-Bendit. Votre “rassemblement”, du MoDem aux Verts, a-t-il encore un sens ?
Vincent Peillon. Personne ne peut gouverner seul. Le PS est un grand parti de gouvernement. Si l’espoir revient, ce ne sera pas uniquement avec lui, mais avec et autour de lui. Pour cela, il faut se parler : entre nous d’abord et avec nos partenaires. Face au ministère de la parole de Nicolas Sarkozy, qui a dénaturé la politique en ne se préoccupant ni des réalités ni des résultats, il faut un contrat de gouvernement.
Le Parisien, 22.08.2010 – Vincent Peillon rompt un silence médiatique de six mois. Ancien patron du courant royaliste, l’eurodéputé s’est brouillé en novembre 2009 avec l’ancienne candidate à la présidentielle. Puis, en janvier, cet agrégé de philosophie déchaîne une tempête médiatique en refusant in extremis d’aller débattre sur le plateau d’Arlette Chabot sur l’immigration et l’identité nationale.
Il revient ici dans le débat politique en dénonçant la mainmise d’une nouvelle oligarchie et en posant les conditions d’un retour de la gauche au pouvoir.
La France est critiquée par l’Europe sur sa manière de traiter les Roms. Qu’en pensez-vous?
VINCENT PEILLON. J’ai honte pour mon pays. La responsabilité des hommes politiques, ce n’est pas de s’attaquer aux plus faibles tout en laissant les gens très puissants commettre des actes dont pâtissent d’ailleurs indirectement les plus faibles. Les premières lois de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur furent dirigées, souvenez-vous, contre les mendiants, les prostituées, les jeunes en bas des cages d’escalier. Quel courage ! Depuis, il a fait plus de trente lois sécuritaires : quel aveu d’échec! La manière dont le gouvernement vient d’aborder la question contribue au mouvement d’abaissement national enclenché depuis 2002 et fait suite au débat sur l’identité nationale. A nouveau on a voulu occuper l’été avec des sujets qui ne sont pas les vrais problèmes de la France et dans des termes qui jouent sur les plus sordides passions. Tout cela mené par un ministre de l’Intérieur condamné pour propos racistes. Lire la suite de ‘« La responsabilité des hommes politiques, ce n’est pas de s’attaquer aux plus faibles » (Le Parisien)’
Vendredi 26 mars, à Rennes, Vincent Peillon débattait avec la philosophe Myriam Revault d’Allones, dans le cadre du Forum organisé par le journal Libération, autour du thème du bonheur.
Mardi 16 mars était diffusée l’émission « Déshabillons-les », sur Public Sénat, dont le but est de « démêler le fond de la forme, en revenant sur les mots et les images qui ont marqué l’actualité ». Hélène Risser, présentatrice, et Vincent Peillon tentent d’analyser les récents évènements médiatiques autour de ce dernier.
Dans "Politiquement parlant" sur Direct 8 (26 janvier), Vincent Peillon révient sur l'intervention de Nicolas Sarkozy, les retraites, mais aussi sur son parcours personnel.
> Mercredi 1er et jeudi 2 février (Parlement européen, Bruxelles)
Session plénière extraordinaire
> Vendredi 3 février, 18h20
Sur France Inter et Public Sénat, Vincent Peillon débattra avec Luc Ferry sur le thème « Une même école pour tous ? » dans « Les débats de la Présidentielle »
> Lundi 6 février, 15h (Parlement européen, Bruxelles)
Réunion de la commission des Affaires Etrangères
> Mardi 7 février
- 11h : Vincent Peillon participera à un débat sur l’éducation sur LCP
- 18h : Vincent Peillon interviendra en conclusion du colloque « Violence à l’école : la comprendre, la prévenir » organisé par Jean-Marie Le Guen (Assemblée Nationale, Paris)
> Lundi 13 février, 8h
Vincent Peillon sera l’invité de Michaël Darmon dans « En route vers la présidentielle » sur Radio Classique
> Du lundi 13 au jeudi 16 février (Parlement européen, Strasbourg)
Session plénière