30 septembre 2008
Vincent Peillon était hier soir l’invité de "Karl Zero Live" (BFMTV). Il y est notamment revenu sur le climat détestable au sein du Parti Socialiste à l’approche du Congrès de Reims, déplorant tour à tour le manque de respect, la caricature permanente et les comportements carnassiers.
Cliquez sur la vidéo puis patientez quelques instants (30s)
29 septembre 2008
Vincent Peillon était vendredi dernier "l’invité politique" de Laurent Bazin (i-télé).
Le discours prononcé jeudi dernier à Toulon nous démontre une fois de plus l’inconséquence du Président de la République. Devant l’importance de la crise économique, nous avons de quoi être inquiets : entre les moulins à parole de Nicolas Sarkozy et la réalité de ses actes, l’écart ne cesse de grandir.
À l’écouter, le chef de l’État va réformer, en le moralisant, le capitalisme.
Mais comment croire quelqu’un qui a fait tout le contraire depuis 2002, à commencer par initier la dépénalisation du droit des affaires et mettre un frein au combat pour le contrôle de la finance internationale ?
Comment croire les leçons d’économie d’un Président qui, il y encore un an, ne proposait, dans son programme électoral, rien de moins que d’importer en France le système des subprimes ?
Comment croire celui qui a réussi l’exploit de réduire le pouvoir d’achat des plus défavorisés et des classes moyennes, tout en vidant les caisses de l’État par des cadeaux fiscaux à la fois inutiles et immoraux ?
Le Président n’a pas de colonne vertébrale, le gouvernement n’a pas de véritable ligne économique. Ne restent donc que mise en scène et démagogie. Gageons que cela ne trompera pas longtemps les Français sur la réalité de l’inaction gouvernementale. Et ce d’autant plus que le cascade de chiffres effrayants pour notre économie, qui avait – rappelons-le – commencé en France bien avant la crise internationale, ne semble pas sur le point d’être endiguée.
26 septembre 2008
Vincent Peillon était hier l’invité de l’émission "L’Entretien de France 24", présentée par Sylvain Attal (France 24).
Reconnaissons-le avec lucidité. Nous sommes dans une période de "dépression nationale" caractérisée par une méconnaissance profonde de notre tradition intellectuelle, une période où – pour l’énoncer crûment – l’on dit "n’importe quoi".
Nous avions bien à l’esprit l’absence totale d’une identité intellectuelle propre au sarkozysme. Mais la nouveauté est qu’aujourd’hui cette crise de la pensée touche également la gauche.
En effet, nous aussi, à gauche, au Parti Socialiste, nous avons trop facilement accepté les termes de faux débats, la répétition incessante d’oppositions stériles, comme celle, soi-disant irréconciliable, entre individu et Etat, ou entre liberté et égalité.
Or, rien n’est plus faux ! Qu’avons-nous fait de la richesse de la pensée républicaine ? Contrairement à l’anti-étatisme ambiant, on y montrait que ce sont les garanties collectives comme l’école et les protections sociales qui permettent à l’individu de s’épanouir. L’individu et le collectif ne s’opposent pas, ils ont besoin l’un de l’autre.
La France est un pays malade, car la France est un pays amnésique !
Il est urgent que la Gauche retrouve son vrai récit historique pour que la France retrouve le sien.
19 septembre 2008
Vincent Peillon était ce mardi l’invité de l’émission "le TALK Orange – Le Figaro" présentée par Guillaume Tabard. Il a notamment explicité la décision de Ségolène Royal de ne pas faire de sa candidature un préalable à tout dialogue en vue du Congrès du Parti Socialiste.
Soyons lucides : le Parti Socialiste est aujourd’hui inaudible. En mettant sa candidature au "frigidaire", Ségolène Royal montre l’exemple. Son message est clair : priorité au débat d’idées, halte aux querelles de personnes.
François Bayrou, quant à lui, doit cesser l’hypocrisie. Après avoir fait le jeu de Sarkozy en refusant l’alliance au second tour de la présidentielle, il refuse encore de se positionner sans ambigüité. La balle est donc désormais dans son camp.
Et nous n’avons plus de temps à perdre car la crise économique, elle, n’attend pas. La faillite historique du capitalisme financier dérégulé se confirme chaque jour, les classes moyennes sont en voie de disparition, et ce n’est assurément pas Sarkozy qui nous sortira de l’ornière !
Cliquez sur l’image pour lire la vidéo.
15 septembre 2008
Vincent Peillon était hier l’invité de l’émission "13:15, le dimanche" présentée par Laurent Delahousse (France 2).
Il y a notamment fait part de sa préoccupation face à la situation de la gauche en général et du Parti Socialiste à l’approche du congrès de Reims.
A l’occasion de la visite du Pape Benoît XVI en France, Vincent Peillon a également évoqué la question de la laïcité. Rappelant que "la grande loi de 1905 était une loi de paix et de respect des religions", il a dénoncé l’attitude d’un Nicolas Sarkozy cherchant à "remettre, de façon conflictuelle, la question religieuse au centre de la vie publique", et ce pour mieux occulter "la vraie question qui est la question sociale".