« Soyons à l’avant-garde »
Vincent Peillon participait ce samedi à un banquet républicain à Marseille. Il s’est notamment exprimé sur la force du clivage gauche/droite au niveau européen.
Vincent Peillon participait ce samedi à un banquet républicain à Marseille. Il s’est notamment exprimé sur la force du clivage gauche/droite au niveau européen.
Vincent Peillon a présenté, lors de la Convention nationale du PS de samedi dernier, la liste qu’il mènera dans la circonscription Sud-Est en vue des élections européennes du 7 juin prochain.
Vincent Peillon était ce matin l’invité des « 4 Vérités » (France2). Suite au vote très favorable des militants socialistes de la grande région Sud-Est, il a souhaité les remercier, soulignant par là même l’honneur qui lui était fait. Il s’est également exprimé sur les enjeux de l’élection de juin prochain, mettant en avant que, face à la crise et à la désespérance sociale, « nous avons besoin de l’Europe, comme l’Europe a besoin des socialistes ». Voici ci-dessous l’intégralité de l’entretien en vidéo.
Communiqué de presse
Patrick Mennucci
Ce
Jeudi 12 Mars, les militants des régions Paca, Rhônes Alpes et Corse ont ratifié
à l’heure actuelle à plus de 75 % la
liste de Vincent Peillon et de Sylvie Guillaume pour les élections européennes
du 7 juin prochain, et ce avec une participation supérieure à celle de 2004 lorsque
Michel Rocard était le candidat socialiste.
Je tiens à remercier l’ensemble des militants qui se sont déplacés, qu’ils
nous aient soutenus ou non. Désormais la
liste de Vincent Peillon est leur liste. Le résultat prouve que le Parti socialiste a dans le Sud
Est bâti une liste intelligente, cohérente et en accord avec les attentes des
militants.
Nous avons une tête de liste, Vincent Peillon qui donnera
de la hauteur à cette campagne en abordant les sujets relatifs à l’Europe avec
une grande technicité. De plus en appliquant le non cumul des mandats, il met
en lumière toute l’importance de la mission de nos députés européens. Enfin, il
est en parfaite adéquation avec la ligne politique portée par les grands élus
et les militants de la grande région Sud
Est.
grande région (les grandes agglomérations – Marseille, Lyon, les espaces
ruraux, la Corse). De plus cette liste est entièrement renouvelée, ce qui
permet de voir émerger des personnalités ayant une forte implication sur le
plan local dans le Parti socialiste (des premiers secrétaires fédéraux,
conseillers généraux, conseiller régionaux). Enfin, la présence de Farida Boudaoud ou de Karim Zeribi en
position éligible met en lumière le travail réalisé pour respecter le principe de diversité et d’ouverture.
Vincent Peillon et ses colistiers partiront très prochainement à la rencontre
des électeurs pour parler d’Europe. Cette campagne est un véritable enjeu car
nous devrons parvenir à sensibiliser les Français sur l’impact réel des
décisions européennes sur leur quotidien. De plus, avec la crise que nous
connaissons, il est indispensable qu’une alternance s’opère dans la majorité du
Parlement européen afin que nous puissions bâtir une Europe plus juste, plus sociale,
plus verte, et plus forte.
Patrick Mennucci
Directeur de Campagne
des Européennes pour la grande région Sud Est du Parti Socialiste
Le quotidien « Le Monde » publiait aujourd’hui, sous la plume de Jean-Michel Normand, un portrait de Vincent Peillon.
Dans un parti dominé par une rivalité entre deux femmes, Vincent Peillon est une des rares figures masculines à s’être hissée sur l’avant-scène socialiste. Le lieutenant de Ségolène Royal a pris son autonomie pour se transformer, au lendemain du congrès de Reims, en chef d’un courant de moins en moins ségolâtre. Après avoir scellé un rapprochement avec la majorité constituée par Martine Aubry, il s’est posé en trait d’union entre la première secrétaire et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle.
Vincent Peillon cultive les contrastes, voire les contraires. L’agrégé de philosophie, spécialiste du socialisme prémarxiste, est aussi un redoutable homme d’appareil. Là où le dirigeant socialiste se contente en général de quelques citations de Jaurès, lui cite Merleau-Ponty, Edgar Quinet ou Pierre Leroux, l’inventeur du terme « socialisme ». Reste qu’au PS, où les théoriciens n’ont jamais bénéficié d’un grand prestige, c’est davantage Peillon l’apparatchik que l’agrégé de philo – qui, pour ses 12 ans, reçut comme cadeau d’anniversaire de sa grand-mère le Discours de la méthode de Descartes – qui a fait sa pelote.
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