Archives du mois de juin 2009
« Il faut une réaction à la hauteur de l’événement » (La Provence)
Vincent Peillon répondait ce vendredi aux questions du quotidien "La Provence".
La Provence : Quelles leçons tirez-vous du score réalisé par le PS ?
Vincent Peillon : Si nous n'avons pas fait un bon score, c'est que notre campagne n'a pas été bonne, c'est évident. Mais je ne veux pas déresponsabiliser les électeurs qui se sont abstenus: les couches populaires et les jeunes. Nous n'avons pas été capables de montrer à ces populations l'importance de l'enjeu. Ensuite, il faut que le PS ait un discours plus crédible et ait un comportement plus attractif. Il va falloir aussi travailler au rassemblement de la gauche.
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« Ce que je sais c’est qu’il faut avoir de l’audace, de la vérité et de la sincérité »
Vincent Peillon répondait, ce lundi, aux questions de Nicolas Demorand sur France Inter dans l’émission 7/10. Il s’est exprimé sur les nécessaires vrais changements du Parti Socialiste. Retrouvez ci-dessous les vidéos de son interview ainsi que des réponses qu’il a données aux questions des auditeurs.
« Martine Aubry doit prendre acte de ce qui s’est produit et proposer un nouveau dispositif » (Le Monde)
Vincent Peillon répondait aujourd'hui aux questions du quotidien Le Monde.
Le Monde : Vous participerez mardi 9 juin au conseil national convoqué par Martine Aubry. Après les résultats particulièrement défavorables des élections européennes du 7 juin, tout est-il à refaire pour les socialistes ?
Vincent Peillon : Il faut faire attention avec les élections européennes. Dans le passé, ces scrutins ont déjà donné lieu à des dérapages électoraux puissants, au détriment du PS en 1994, qui gagnait pourtant en 1997, ou au détriment de la droite en 1999 et 2004, qui gagnait en 2002 et en 2007. Gardons donc notre sang-froid. Cela posé, nous avons connu trop d'échecs dans les élections de dimanche. D'abord, l'échec de l'Europe. L'augmentation régulière du taux d'abstention à laquelle on assiste depuis que les députés européens sont élus au suffrage universel, en 1979, ne peut pas nous satisfaire. Surtout lorsque ce sont les jeunes et les catégories populaires qui ne sont pas allés voter. Je vois beaucoup d'autres échecs. Hormis la percée des Verts, je ne vois même que ça. Pour autant, je ne nie pas la responsabilité du PS qui s'est mis en difficulté en n'étant pas en mesure d'imposer son offre politique. Car, à l'évidence, nous ne sommes pas parvenus à nous faire entendre. C'est la raison pour laquelle une partie non négligeable de notre électorat n'est pas venue voter. Ou est allée voter pour d'autres listes – essentiellement celles d'Europe Ecologie – dont il discernait mieux l'utilité.
« Prendre la mesure de ce qui s’est produit »
Vincent Peillon était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin, en direct de Bruxelles. Il est revenu sur les résultats décevants des socialistes aux élections européennes qui se sont tenues hier.
Chaque semaine, par courriel, vous m'adressez de nombreux textes. Morceaux choisis parmi ceux qui apportent le plus au débat.




