Archives du mois de août 2009
22 août 2009
MARSEILLE — Vincent Peillon a salué samedi à Marseille le « commencement » du rassemblement « écologique, socialiste et démocratique » en vue de 2012, en réunissant aux « premiers ateliers d’été » de son courant L’espoir à gauche des personnalités du MoDem, du PCF et des Verts.
Qualifiant ce moment d’ »événement historique dans l’histoire de la gauche française », de « signe d’espoir » dans ce « désert profond » que le PS traversait depuis le congrès de Reims, M. Peillon a exhorté à « faire maintenant le rassemblement écologique, social et démocratique ».
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21 août 2009
L'eurodéputé socialiste lance vendredi la rentrée de son courant politique "L'espoir à gauche" à Marseille, à une semaine du début de l'université d'été du PS à la Rochelle. Il a appelé à une "nouvelle alliance majoritaire".

Vincent Peillon (Sipa)
L'eurodéputé socialiste, Vincent Peillon, lance vendredi 21 août la rentrée de son courant politique "L'espoir à gauche" à Marseille, à une semaine du début de l'université d'été du PS à la Rochelle.
Ces ateliers prévus vendredi et samedi risquent à nouveau de nourrir l'image d'une gauche qui a du mal à faire son unité et à parler d'une seule voix, d'autant que Vincent Peillon y a convié le communiste Robert Hue, la responsable MoDem Marielle de Sarnez, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, et la radicale de gauche Christiane Taubira. L'eurodéputé affirme qu'"il ne faut pas voir" dans cette initiative une "concurrence de légitimité avec la Première secrétaire" Martine Aubry, "ni avec l'université d'été" du PS à La Rochelle, fin août, "où nous serons", assure-t-il. Selon lui, ces ateliers seront "utiles au PS et même à tous les républicains de progrès en attente d'un signe d'espoir".
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21 août 2009
A gauche, la rentrée politique est dominée par les conséquences de la secousse née des élections européennes de juin. Jusqu’alors, le Parti socialiste donnait le ton et dominait les débats. Talonné par les listes Europe Ecologie (16,2 %) menées par Daniel Cohn-Bendit, le PS qui n’a totalisé que 16,4 % des voix doit non seulement reconsidérer son discours sur la crise – en particulier sa capacité à répondre à la crise écologique – mais aussi prendre acte qu’un rééquilibrage est intervenu. A l’approche des régionales de mars 2010, qui verront les Verts chercher à faire cavalier seul au premier tour, et des présidentielles de 2012, l’avenir de l’opposition sera tributaire de la capacité des écologistes et des socialistes à faire converger leurs propositions. Parmi les débats les plus saillants, figurent la définition d’une réforme de la fiscalité capable à la fois de protéger l’environnement et de réduire les inégalités mais aussi la mise en oeuvre de nouveaux instruments de régulation de l’économie.
Daniel Cohn-Bendit, dont la personnalité a largement contribué au succès des listes Europe Ecologie, constitue la figure de proue des écologistes qu’il a su fédérer en allant au-delà des seuls Verts. Favorable à un élargissement du système d’alliances du PS, Vincent Peillon a pris la tête du principal courant du Parti socialiste. Leurs réponses à la crise sont souvent convergentes.
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20 août 2009
Vincent Peillon crée l'événement de la rentrée socialiste avec deux journées de réflexion à Marseille, les 21 et 22 août. Il s'explique cette semaine dans Paris Match.
Paris Match : Vos journées de Marseille sont-elles un autre la Rochelle? Une dissidence ? On dirait que vous avez tenu à devancer tout le monde, même la rituelle Fête de la Rose de Montebourg du 23 août…
Vincent Peillon : Evidemment non ! Nombreux sont ceux – militants, syndicalistes ou intellectuels – qui, après le Congrès de Reims, les européennes et les épisodes de juillet , avaient envie d’un rassemblement de cette nature, consacré à la réflexion, fraternel, ouvert, tourné vers l’avenir. Nous ne prétendons pas non plus concurrencer une fête de la Rose créée il y a vingt-cinq ans en Saône-et-Loire par Pierre Joxe et dont Arnaud a fait, avec son talent, une institution !
Paris Match : Comment interprétez-vous les quelques défections que vous enregistrez ? Celles de Stéphane Le Foll par exemple, proche de François Hollande, ou d’Arnaud Montebourg, chargé de la « rénovation » au sein de la direction?
Pourquoi voulez-vous que j’interprète ? Nous ne nous réunissons pas à Marseille pour compter les présents et les absents, mais pour parler de toutes les réformes de structures qui ne sont toujours pas faites et qui vont conduire, en 2012, à une France très endettée, avec des injustices aggravées et des services publics, l’école, l’université, l’hôpital, toujours plus attaqués. Il faut des réformes très profondes, comme celle que je propose pour l’Education nationale dans le livre d’entretiens que je publie avec Xavier Darcos (*), ou celles dont nous allons débattre – sur les retraites, la fiscalité, les médias ou les collectivités locales.
Paris Match : Vous faites une large place aux auteurs du rapport sur les primaires, remis en juin à Martine Aubry, qui ne semble pas pressée de lui donner une suite. Vous lancez le débat ?
Il faut des primaires ouvertes, c’était au cœur de notre motion au congrès de Reims. Qu’Arnaud Montebourg en ait fait l’élément central de la mission qui lui a été confiée par Martine Aubry sur la rénovation, c’est une bonne chose. Pierre Moscovici lui-même avait proposé, il y a quelques semaines, de lancer une pétition militante. Olivier Ferrand sera là pour en parler, il a fait un travail remarquable. C’est un instrument essentiel pour la gauche, qui a besoin d’associer les citoyens, d’une société mobilisée, avant l’élection et aussi après, quant il faut agir. Regardez les résistances auxquelles se heurte déjà Obama !
Paris Match : De Robert Hue à Marielle de Sarnez, l’écart n’est-il pas un peu trop grand entre vos invités?
Je ne le crois pas, et il est moins grand que celui qui existe entre les ministres de la majorité Sarkozyste ! Sur l’essentiel, il faut se parler, et que toutes les forces progressistes fassent cette démarche de réfléchir ensemble à une alternative politique en 2012. Nous avons besoin d’une large refondation républicaine. Elle doit associer tous ceux qui ont une autre vision de la France, de son identité, de son avenir.
Paris Match : N’est-ce pas utopique, lorsqu’on voit la fin de non recevoir reçue par Martine Aubry à ses avances faites aux Verts et aux Radicaux ?
Daniel Cohn-Bendit sera là. Christiane Taubira nous fait ce plaisir aussi. Marielle de Sarnez, Robert Hue…Et d’autres encore ! Les alliances n’ont jamais été simples. Il faut se souvenir du long processus mené par François Mitterrand vis-à-vis de la SFIO ou des difficultés des Assises de la transformation sociale en 1993. C’est une alchimie à faire et refaire sans cesse… Avec un nouvel acteur aujourd’hui, le MoDem, que l’on ne peut pas ignorer. Si l’on ne veut pas perdre, il faut se rassembler. Quitter le terrain fangeux des petites phrases et des personnes pour construire ensemble une stratégie de réformes justes pour notre pays.
Propos recueillis par Sylvie Santini.
* « Peut-on améliorer l’école sans dépenser plus ? », Ed. Magnard.
19 août 2009
PARIS, 19 août 2009 (AFP) – L'eurodéputé PS Vincent Peillon, qui organise avec son courant "L'Espoir à gauche" des ateliers d'été à Marseille les 21 et 22 août, en invitant Marielle de Sarnez (Modem), Daniel Cohn-Bendit (Verts) ou Robert Hue (ex-leader PCF), prône une "majorité progressiste très large" pour gagner.
AFP : Vos ateliers d'été ne concurrencent-ils pas l'université du PS à La Rochelle ?
Vincent Peillon : Il n'y a aucune concurrence, on espère que ces journées seront utiles, non seulement au PS, mais à la gauche et aux progressistes, parce qu'on a bien besoin d'un petit signe d'espoir. Nous sommes le premier courant dans le parti, nous avons vocation à produire des idées, à nous rassembler. Nous le faisons dans un esprit très studieux, très ouvert.
AFP : Bien que vous vous réclamiez du courant de Ségolène Royal, elle ne sera pas à Marseille, pourquoi ?
L'association "Désirs d'avenir" est dans "L'Espoir à gauche" et sera présente à Marseille, puisque Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem, sont là. Ségolène Royal, on l'a vu depuis quelque temps, ne souhaite pas être présente dans des affaires internes du parti. C'est elle qui n'a pas souhaité venir dans ce rassemblement qui est celui de ses amis. La personnalisation n'est pas l'alpha et l'oméga de ce que nous faisons. Je me considère en bons termes avec Ségolène Royal comme avec les autres dirigeants du Parti socialiste.
AFP : Vous prônez une stratégie d'alliance différente de celle de la direction du PS…
Nous, nous insistons sur tous les rassemblements : quand les gens disent qu'ils peuvent partager avec nous un projet de société, il faut accepter de leur parler, toute attitude sectaire et renfrognée ne conduit à rien. Les Français nous demandent de proposer une alternative, l'objet des journées de Marseille c'est de dire "il y a de l'espoir, on peut gagner en 2012, il y des gens qui le veulent, il y des gens qui se parlent". Les personnalités qui sont à Marseille ne sont pas secondaires, on peut avancer sur des sujets lourds : éducation, fiscalité, questions de banlieue, développement durable. Si le MoDem, qui a très nettement dit ne pas soutenir la vision de la France de Nicolas Sarkozy – il a voté la motion de censure avec nous et dirige certaines municipalités avec nous – veut travailler avec nous à la définition du projet, tant mieux ! La question est le projet pour 2012, il faut constituer une majorité progressiste très large. Nous avons des réformes structurelles très importantes à faire – protection sociale, école. Pour les mener à bien, il ne faut pas une majorité ric-rac, il faut construire une majorité large de progrès. L'objectif est de voir à nouveau la gauche gouverner et gagner les élections.
17 août 2009
A quelques jours des Ateliers d'été du courant socialiste "l'Espoir à Gauche" (21-22 août prochains), Vincent Peillon a accordé une interview au Parisien. Pour lui, il est grand temps que le PS réfléchisse à un nouveau système d’alliance et propose une réforme fiscale.
Le Parisien : Après les tensions du mois de juillet, la rentrée des socialistes peut-elle être sereine ?
Vincent Peillon. Il le faut et il y a toutes les raisons pour qu’elle le soit. Cette vilaine page doit maintenant être tournée. Si certains sont inquiets, ils ont tort.
Au PS, on encense le collectif, mais chacun fait sa rentrée de son côté. Vous-même devancez avec votre courant le rendez-vous de La Rochelle. N’est-ce pas contradictoire ?
Non. Il n’y a pas de concurrence de légitimité avec la première secrétaire ni avec l’université d’été de La Rochelle où nous serons. Les ateliers de Marseille seront utiles au PS et même à tous les républicains de progrès en attente d’un signe d’espoir. C’est ce qui explique d’ailleurs le succès qui s’annonce, puisque plus de mille militants venus de toute la France se sont inscrits. Faisons attention à ne pas nous dénigrer nous-mêmes.
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