Archives du mois de septembre 2009

Vincent Peillon déplore l’entêtement de la Commission européenne face à la crise du lait

18/09/2009, Bruxelles – Le secteur laitier européen traverse actuellement une grave crise due à une baisse importante des prix sur le marché. Des milliers de producteurs sont menacés de faillite, notamment les plus fragiles et les plus endettés, parmi lesquels se comptent de nombreux jeunes agriculteurs. La principale raison de cette crise est la mesure – soutenue par Nicolas Sarkozy et adoptée en 2008 pendant la présidence française de l’Union européenne – d’augmentations des quotas de 1 % par an jusqu’en 2013, qui conduit à un engorgement du marché et à une baisse des prix.

Face à cette crise, la Commission européenne se refuse depuis plusieurs mois à prendre des mesures susceptibles d’envisager une remontée des prix du lait.

Vincent Peillon s’est joint à son collègue Stéphane Le Foll pour dénoncer cette politique de laisser-faire de la Commission. Avec d’autres députés socialistes, et en concertation avec les producteurs laitiers, ils ont proposé des mesures concrètes et rapides pour mettre fin à cette crise du secteur: gel immédiat de l’augmentation des quotas ; mise en œuvre d’un fonds d’aide aux producteurs laitiers pour soutenir, dans la période de crise actuelle, les trésoreries des exploitations ; enfin ouverture d’un débat sérieux sur la régulation du marché du lait afin de revenir sur la décision prise, sans précaution et sans alternative, de supprimer les quotas laitiers en Europe.

Malheureusement, la Commission, le Conseil et une majorité du Parlement européen sont restés sourds à ces initiatives. Les propositions libérales annoncées par la Commissaire à l’agriculture Mariann Fischer-Boel, qui visent à la mise en place d’une régulation privée sur le mode de la contractualisation en lieu et place des quotas, ne répondent pas aux préoccupations des producteurs et seront insuffisantes pour permettre une remontée significative des prix du lait. Les socialistes continueront donc à plaider à l’avenir pour une régulation publique de la production.

Des promesses illusoires, qui n’engagent que ceux qui les reçoivent !

Communiqué de la Délégation Socialiste Française :

Les socialistes français voteront contre la reconduction de Mr Barroso à la tête de la Commission européenne.

Le Président sortant continue à sous-estimer la gravité de la crise économique et sociale qui frappe l’Europe et le monde.

Le catalogue de bonnes intentions générales qui lui tient lieu de profession de foi, ne propose pas de Plan de relance efficace de l’activité, refuse toute directive en faveur des services publics, ne dit mot de l’harmonisation fiscale et sociale qu’exige la défense du modèle social européen.

Au cours de son mandat, Mr Barroso a fait preuve de beaucoup de passivité face à la crise et d’effacement devant les chefs d’Etat et de gouvernement. La Commission européenne en est sortie affaiblie. Les « orientations » telles qu’il les a présentées et défendues aujourd’hui ne permettent pas de relancer et de réorienter l’Europe.

Bruxelles, le 9 septembre 2009

Vincent Peillon sur Canal +

Vincent Peillon était aujourd'hui l'invité de Dimanche + et Confidences +. Retrouvez les vidéos de ces interviews aux adresses suivantes :  

 

http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/les-emissions/pid2180-c-p-dimanche.html?vid=273578

 

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1895-c-dimanche.html?vid=273558

Vincent Peillon chez FOG


Vincent Peillon était hier l’invité de Franz Olivier Giesbert pour sa nouvelle émission Vous aurez le dernier mot sur France 2. Avec l’écrivain Frédéric Beigbeder, le rappeur Hamé et la secrétaire d’Etat aux Sports Rama Yade, il a débattu du thème « La France, je t’aime moi non plus ».


 



Le Parlement européen se prononce en faveur de la « Taxe Tobin verte » proposée par Vincent Peillon !

Ce jeudi 3 septembre, le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une « taxe tobin verte » en adoptant les amendements déposés en commission du Développement par Vincent Peillon et une coalition « arc-en-ciel » d’eurodéputés (socialistes, verts, gauche radicale, démocrates), et ce malgré l’opposition de la droite du Parlement.

Les négociations internationales en vue de la Conférence de Copenhague contre le changement climatique achoppent sur la question du financement de l’effort des pays en développement dont le coût est évalué entre 50 et 135 milliards de dollars par an. Moins de 500 millions de dollars ont pour l’instant été mis sur la table par les pays occidentaux, pourtant principaux producteurs de gaz à effet de serre.

Suite à l’initiative de Vincent Peillon, membre de la commission du Développement, le Parlement européen demande donc aux Etats et à la Commission européenne qu’ils prennent leurs responsabilités, mettant enfin leurs actes à la hauteur de leurs ambitions affichées, en s’engageant à défendre en décembre prochain à Copenhague la mise sur pied d’une taxe internationale sur les transactions financières dont les revenus seraient affectés aux besoins environnementaux des pays en développement : selon l’eurodéputé, « avec une taxe Tobin même limitée à un taux de 0,01%, nous pourrions déjà lever plus de 100 milliards de dollars par an pour lutter contre le réchauffement climatique, permettre à la moitié de l’humanité de continuer à se développer et initier une nouvelle ère de régulation du capitalisme global ».

Alors que les ministres des finances de l’UE se réunissaient hier notamment autour de la question du financement de la lutte contre le changement climatique, cette proposition de « taxe Tobin verte » constitue un signal extrêmement fort envoyé aux Etats et à la Commission, mais aussi à l’ensemble de nos interlocuteurs sur la scène internationale.

*** Signataires : Vincent Peillon, Kader Arif, Jean-Luc Bennahmias, Thijs Berman, Michael Cashman, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Désir, Catherine Grèze, Eva Joly, Véronique de Keyser, Kartika Tamara Liotard, Miguel Angel Martinez, Proinsias de Rossa, Judith Sargentini, Marielle de Sarnez, David-Maria Sassoli, Bart Staes, Patrice Tirolien, Patrizia Toia, Catherine Trautmann.