10 décembre 2009
Vincent Peillon, membre de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen et rapporteur en charge du suivi de l'Union pour la Méditerranée, s'inquiète ce jeudi de l'impasse dans laquelle se trouve en cette fin d'année 2009 le processus euro-méditerranéen.
Après plusieurs mois de blocage total suite au conflit à Gaza en début d'année, le ciel de l'UPM s'est de nouveau assombri à l'automne dernier avec l'annulation successive de réunions ministérielles, et le report à janvier, annoncé mardi dernier, d'une réunion de hauts fonctionnaires prévue le 14 décembre prochain.
Pour Vincent Peillon, "la construction euro-méditerranéenne est aujourd'hui en danger". "Il faut que chacun fasse preuve de responsabilité", ajoute-t-il, constatant "que les questions qui fâchent, celles du statut du futur secrétariat de Barcelone et de la répartition des postes en son sein, ne pourront être réglées que par une impulsion politique conjointe émanant du plus haut niveau".
"La seule solution pour l'UPM c'est un déblocage politique", conclut Vincent Peillon.
9 décembre 2009
Vincent Peillon était « l’invité du matin », ce mercredi, sur France Info. Il a notamment « regretté la tribune de Nicolas Sarkozy » sur l’identité nationale, dénonçant la « stigmatisation des musulmans », et souhaitant que l’on « redonne de la dignité à la politique ».
8 décembre 2009
Il y a dans la tribune de Nicolas Sarkozy une contradiction fondamentale, un oubli choquant et un amalgame dangereux
1 – La contradiction fondamentale :
La France est définie par le Président de la République par un "héritage", "la civilisation chrétienne qui a laissé une trace profonde", et par "les valeurs de la république". Or la république s'est construite justement pour ne pas définir notre pays par sa religion dominante, et les Français par leur confession religieuse. La France "fille aînée de l'église" a pris pour devise "liberté, égalité, fraternité", une république où les croyances ou non croyances relèvent du domaine privé.
Or la tribune du Président enferme les Français dans des catégories religieuses ("Chrétien, Musulman ou juif, homme de foi"). Du coup, il durcit les oppositions en faisant de la religion la référence première pour définir les Français. Le débat sur l'identité nationale, après s'être construit par rapport à l'immigration, dérive maintenant sur le rapport entre la France et les religions. La laïcité et la république ont été inventées notamment pour éviter cela ! Il nous ramène plus d’un siècle en arrière.
2 – Un oubli choquant : les non-croyants
Dans cette tribune, tout se passe comme si les Français appartenaient tous à une religion. Les non croyants n'existent pas, ce qui est très choquant. Non croyants, ils appartiennent sans doute de fait à ses yeux à la culture chrétienne, musulmane ou juive. C'est contraire à la tradition républicaine française, qui définit les personnes, non en fonction de leur origine ou leur croyance, mais en fonction de leur citoyenneté et de l'égalité des droits et devoirs.
3 – Il y a enfin un amalgame dangereux. Immigrés = musulmans
"Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent" dit le Président. Derrière cette évidence que tout le monde peut partager, se dissimule un amalgame : immigrés = musulmans. Alors qu'une moitié des immigrés qui arrivent chaque année sont d'origine européenne ou occidentale. Alors que beaucoup de musulmans en France sont Français ; ils font partie, non pas de ceux qui arrivent, mais de ceux qui accueillent !
Ceux qui arrivent ne sont pas tous musulmans et ceux qui accueillent ne sont pas tous catholiques !
Le vrai message de cette tribune s'adresse en fait aux musulmans ou supposés tels : faites-vous discrets, si vous voulez qu'on vous tolère !
C'est un drôle de métissage que celui que prône le président : "la clé de cet enrichissement mutuel…, c'est une assimilation réussie" écrit il. Autrement dit, se métisser, c'est s'assimiler ! A ceux qui accueillent sans doute ? Il utilise un mot qui se veut tolérant et ouvert, le métissage, pour prôner une identité éternelle, qui n’a jamais existé et qui n’est que l’habillage de l’intolérance.
Le titre de cette tribune : l'identité nationale, antidote au communautarisme ? Par cette contradiction, cet oubli et cet amalgame, il risque au contraire de le renforcer.
Avec cette vision passéiste, il divise au lieu de rassembler.
Vincent Peillon
Tribune de Nicolas Sarkozy : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/08/m-sarkozy-respecter-ceux-qui-arrivent-respecter-ceux-qui-accueillent_1277422_3232.html
8 décembre 2009
Lors de l'émission Mots Croisés, présentée par Yves Calvi, sur le thème de l'identité nationale, Vincent Peillon échange avec Gerard Longuet (UMP), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Bruno Gollnisch (FN), Christophe Barbier (L'Express) et Dounia Bouzar (anthropologue).
Retrouvez l'émission en cliquant ci-dessous :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=&chaine=&id-categorie=EMISSIONS_MOTS_CROISES&ids=&timecode=false&sequence=false
7 décembre 2009
Vincent Peillon était hier l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien en .MP3
Retrouvez la retranscription de l'échange entre Vincent Peillon et les journalistes du Grand Jury ci-dessous (un grand merci au blogueur Antennerelais, auteur de ce travail).
Lire la suite de ‘Vincent Peillon invité du Grand Jury : « Nous avons besoin de remettre dans la vie politique, le sens du long terme et de l’intérêt général »’
7 décembre 2009
L'ex-lieutenant de Royal, invité du «Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro», essaye de bâtir un rassemblement de gauche.
Vincent Peillon ne veut pas en rajouter. Victime lui aussi d'une intervention surprise de Ségolène Royal il y a quelques semaines à Dijon alors qu'il y organisait des ateliers de travail sur l'éducation avec des représentants du MoDem, des Verts et des communistes, l'animateur du courant du PS L'espoir à gauche s'est abstenu de commenter la proposition d'alliance régionale de l'ex-candidate au leader centriste. «Il me semble que la question ne s'adressait pas à moi mais à François Bayrou», a-t-il, esquivé dimanche lors du «Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro» en soulignant toutefois : «Le MoDem n'est pas un parti régional.»
Lire la suite de ‘Peillon défend son « travail de fond » (Le Figaro)’
1 décembre 2009
01/12, Bruxelles – UNITAID est une Facilité internationale d’achats de médicaments, créée en septembre 2006 par l’ONU et chargée de centraliser les achats de traitements médicamenteux afin d’obtenir les meilleurs prix possibles, en particulier à destination des pays en voie de développement. Il est financé par une taxe de solidarité sur les billets d’avion adoptée par certains pays, dont la France.
Cette opération est destinée à lutter principalement contre les pandémies (sida, paludisme, tuberculose) à l’origine de 6 millions de morts par an dans le monde.
Les premiers résultats de UNITAID sont très encourageants : il a notamment réussi à faire baisser de 40% le prix des traitements contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour les enfants, et de 25% (pour les pays à faible revenu) à 50% (pays à revenu intermédiaire) le prix des traitements de 2e intention.
Actuellement, UNITAID s’efforce d’établir un système international afin d’améliorer la disponibilité de médicaments nouveaux et mieux adaptés aux patients pour les populations des pays en développement. Par l’intermédiaire d’une structure de gestion collective pour les brevets de médicaments, appelée communauté de brevets, UNITAID souhaite améliorer l’accès aux brevets et favoriser la mise au point et la production de médicaments indispensables, qui soient plus abordables et mieux adaptés.
Bien que ce type de structure centralisée ait montré son utilité dans de nombreux domaines – dans l’agriculture et les technologies de l’information, par exemple –, il s’agira de la première communauté de brevets pour les médicaments.
Avec d’autres parlementaires européens, Vincent Peillon a décidé de soutenir la création de cette communauté de brevets en invitant la Commission européenne, le Conseil et les Etats membres à soutenir cette initiative d’UNITAID et en demandant aux laboratoires de l’industrie pharmaceutique d’y collaborer pleinement en aidant à rendre de nouveaux traitements disponibles plus rapidement.
Pour plus d’informations sur UNITAID : http://www.unitaid.eu/fr/
Le texte de la déclaration écrite du Parlement européen en cliquant ici.