10 février 2010
La délégation socialiste française au Parlement européen a voté contre la nouvelle Commission Barroso lors de la séance plénière du mardi 9 février, elle la juge « faible et soumise ».
Ci-dessous le communiqué :
Après s’être fortement impliqués dans les auditions des commissaires désignés, les membres de la délégation socialiste française considèrent que le futur collège n’est pas suffisamment armé pour répondre à la crise, ainsi qu’aux urgences sociale et climatique, et pour s’imposer sur la scène mondiale. Lire la suite de ‘Vincent Peillon et les socialistes français disent non à la Commission Barroso II’
9 février 2010
A l’occasion de son numéro « spécial crise », le magazine « Mag Philo » réalise un entretien avec Vincent Peillon, Docteur en philosophie et personnalité politique. L’occasion pour ce dernier de revenir sur les fondements de son engagement politique, intimement lié à sa réflexion philosophique.
Mag philo
Bonjour Vincent Peillon, vous êtes agrégé de philosophie, vous avez enseigné et écrit plusieurs ouvrages philosophiques importants. Toutefois, le grand public vous connaît certainement davantage en tant qu’acteur majeur de la vie politique française et européenne et comme figure centrale de l’opposition socialiste. Comment considérez-vous qu’il faille articuler pensée et questionnement philosophique avec engagement et action politique ?
V. Peillon
De nombreuses personnes pensent qu’il y a d’un côté des gens qui se posent des questions philosophiques et d’un autre côté des gens qui sont dans l’engagement et pratiquent l’action politique. Donc qu’il y aurait un divorce entre la philosophie et la politique. Peut-être d’ailleurs est-ce ainsi ? Mais alors la politique sans philosophie doit être une bien pauvre politique, politique des moyens sans réflexion sur les fins, et la philosophie loin de la politique une bien pauvre philosophie, bien peu philosophique. Mais peut-être en sommes-nous là, et j’ai quelques raisons précises de le craindre. En tout cas ce divorce me semble à la fois faux philosophiquement et faux politiquement.
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8 février 2010
La célèbre émission de Paris Première, qui filme Paris la nuit sous l’œil de Xavier de Moulins, s’est arrêté sur Vincent Peillon, le temps d’une discussion dans un restaurant…
3 février 2010
Dans le journal Libération daté du 3 février, Vincent Peillon prône la suppression des grandes écoles et plaide pour un «métissage» de l’enseignement supérieur.
Le système universités-grandes écoles vous paraît-il dépassé ?
Oui. Il a eu une vertu à une époque mais il faut le revoir. D’un côté, on a une multitude d’écoles où l’on investit beaucoup d’argent, et où s’orientent les meilleurs élèves et les mieux informés. D’un autre côté, on a une université qu’on a laissé s’appauvrir. C’est une injustice en termes de dépenses, de reproduction sociale, et en plus, c’est inefficace. Les formations dispensées par ces grandes écoles n’ont pas conduit à de grandes réussites industrielles et économiques. On a par exemple raté le grand tournant technologique de ces dernières années (Internet, les énergies renouvelables).
En plus, une trahison des élites s’est produite, marquée par l’endogamie du public, du privé et du politique. En effet avec des écoles comme l’ENA, il y avait l’idée de recruter une élite qui allait se mettre au service du pays.
Dans l’esprit de l’opinion, ces écoles formaient des serviteurs de l’Etat. Mais il y a eu trahison depuis trente ans, et cela touche la droite comme la gauche. Après quelques années passées dans des cabinets ministériels, beaucoup sont allés faire des fortunes rapides dans le privé. Il y a eu un dévoiement. Lire la suite de ‘« Il faut supprimer les grandes écoles » (Interview dans Libération)’