« Les temps qui viennent ne doivent pas être agités par des débats internes »
Vendredi 26 mars, à Rennes, Vincent Peillon débattait avec la philosophe Myriam Revault d’Allones, dans le cadre du Forum organisé par le journal Libération, autour du thème du bonheur.
Jeudi 25 mars, le Parlement européen s’est officiellement prononcé en faveur d’une taxation du système bancaire et de l’instauration, à l’échelle internationale, d’une taxe sur les transactions financières. Pour les députés européens, cette taxe doit permettre de financer le développement et notamment la lutte contre le changement climatique dans les pays du Sud.
Vincent Peillon se félicite du vote positif sur cette « taxe Tobin verte », qu’il avait introduit au Parlement au sein de la commission du Développement, en septembre dernier. Cette disposition avait depuis été systématiquement rejetée par les conservateurs. Cependant, la droite européenne s’est divisée lors de ce nouveau vote, permettant l’adoption de cette mesure par 5 voix d’écart seulement (283 voix pour et 278 contre).
« Ce vote en faveur de la taxe Tobin verte a une importance très grande, estime Vincent Peillon. Il rappelle avec force qu’après le triste échec de la conférence de Copenhague, il est plus que jamais nécessaire de trouver de nouvelles sources de financement pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique. Il illustre aussi les importants progrès réalisés, à la faveur de la crise financière, par l’idée d’une taxation des transactions financières, portée depuis longtemps par les socialistes européens ».
Cette disposition constituait une des mesures du rapport sur « les effets de la crise financière et économique mondiale sur les pays en développement et sur la coopération au développement », présenté par le socialiste espagnol Enrique Guerrero Salom. Un rapport qui appelle également les États membres de l’Union européenne à respecter leurs engagements en matière d’aide publique au développement et préconise l’annulation de la dette des pays les moins avancés.
Sur i-télé, au soir des élections régionales, Vincent Peillon livre son sentiment sur les résultats. Dans un pays qui va « extrêmement mal », il faut se réjouir que les Français aient dit « stop ». Mais il faut cependant espérer que le gouvernement en « tire les conséquences pour les deux ans qui viennent ».
Dans une deuxième partie, il débat avec Daniel Cohn-Bendit et Eric Woerth.
Mardi 16 mars était diffusée l’émission « Déshabillons-les », sur Public Sénat, dont le but est de « démêler le fond de la forme, en revenant sur les mots et les images qui ont marqué l’actualité ». Hélène Risser, présentatrice, et Vincent Peillon tentent d’analyser les récents évènements médiatiques autour de ce dernier.
Partie 1 :
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Lundi 15 mars, Vincent Peillon participait à l’émission « Les Grandes gueules » sur RMC. Il s’est exprimé, entre autres, sur le succès de « tout le Parti socialiste » et les raisons du score du FN lors des élections régionales, rappelant que « le meilleur rempart contre le Front national, c’est le Parti socialiste ainsi que les progressistes ».
Retrouvez l'intégralité de l'entretien en .MP3
Pour retrouver les vidéos de son interview, rendez-vous sur le site de RMC, en cliquant ici.
Par Emile POULAT. Article paru dans la Revue de l’OURS (Office universitaire de recherche socialiste), n°396, mars 2010.
A propos de : Vincent Peillon, Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson, Seuil, 2010, 293 p, 19 €
La République a-t-elle besoin d’une religion : Vincent Peillon, philosophe, et homme politique, ouvre un débat à partir des travaux de Ferdinand Buisson… Quel est son actualité ? Et avec qui le mener ?
Qu’on me permette d’en faire confidence à voix basse : ce que j’aime en Vincent Peillon, c’est que, bénéficiant d’une formation philosophique, il ne se soit pas cantonné dans la philosophie et qu’en en sortant, il ne se soit pas arrêté de penser. C’est aussi que ses publications témoignent d’une pensée ferme, claire et libre, de surcroît courageuse (sur l’argent noir). C’est enfin que nous partageons la même admiration pour Jean Jaurès, à la suite de Madeleine Rebérioux, et pour Pierre Leroux, ce grand oublié de notre culture, malgré les décennies d’efforts que lui a vouées Jacques Viard.