Invité politique de Christophe Barbier ce matin sur LCI, Vincent Peillon a estimé que l’élection présidentielle de 2012 ne serait en aucun cas facile pour la gauche, et a en conséquence appelé le Parti socialiste à agir de manière responsable pour faire des primaires à venir « le premier acte vers la victoire ».
Invité vendredi au Talk Orange-Le Figaro pour parler des primaires socialistes, Vincent Peillon a mis en garde contre une logique destructrice d’affrontement médiatique entre les deux personnalités dominantes du Parti socialiste. Insistant sur la nécessité de présenter « un ou une candidate soutenu(e) par l’essentiel des dirigeants du PS », il a invité François Hollande et Martine Aubry à « se parler très vite dans les jours qui viennent « .
Paris Match. Qu’inspire l’affaire DSK au philosophe de la politique que vous êtes ?
Vincent Peillon. Rien. Parce qu’elle ne relève pas de la politique justement, mais du judiciaire. Je ne suis ni juge ni policier, je me refuse à commenter. Et je demande à chaque politique de prendre ses responsabilités : ou bien il se fait commentateur des affaires judiciaires, de sa propre ambition, de la vie agitée du microcosme et met en scène sa pipolisation, ou bien il parle politique. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment on relance l’Europe ou de quelle manière on réforme en profondeur l’Education nationale. Et pas cette médiocrité catastrophique où chacun se met à la place des avocats, publie ou commente des choses infamantes qui sont démenties le lendemain, et contribue encore un peu plus à l’affaissement de notre République. Politiques et journalistes réclament de l’éthique. Qu’ils en fassent preuve eux-mêmes !
Vincent Peillon participait mardi dernier aux côtés de Patrice Gueniffey à l’émission « Répliques » consacrée à la question « Sommes-nous encore un peuple politique ? ». Cliquez ici pour écouter l’émission dans son intégralité.
Agenda
> Mercredi 30 mai, 20h
Vincent Peillon sera l'invité du journal de TF1