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2 décembre 2011
Invité de « La Matinale » de Canal+, Vincent Peillon a mis en garde Nicolas Sarkozy contre l’inutilité et les dangers de la négociation d’un nouveau traité européen. Un tel processus prendrait des mois, nous engagerait pour des décennies et comporte un risque important de régression démocratique, souligne-t-il. La crise exige, à l’inverse, des réponses immédiates et qui ne nécessitent pas de modifier les traités actuels : l’émission d’euro-obligations, une taxe sur les transactions financières, le renforcement du Fonds Européen de Stabilité Financière, un rôle accru de la BCE et une initiative européenne de croissance (à partir de 25’20 min) :
2 décembre 2011
Les Inrocks – En Europe, à part en France, plus aucune force politique majeure ne se réclame du “socialisme”. Vincent Peillon, chargé de l’Education auprès de François Hollande, explore les voies étroites de la social-démocratie d’aujourd’hui.
On a l’impression que la crise ne sert pas les idées social-démocrates. Y a-t-il une crise de la social-démocratie ?
Vincent Peillon - Sans doute. La droite gouverne l’Europe, la Commission, le Conseil, le Parlement, et la gauche a presque disparu : elle ne gouverne directement que le Danemark et Chypre ! Mais le paradoxe, c’est que ce sont les idées de la social-démocratie qui se discutent actuellement. L’harmonisation fiscale, la régulation financière internationale, le gouvernement économique européen, tout cela figure dans les textes socialistes depuis des années ! Quant aux politiques publiques nationales – redistribution, contrat, investissement dans la petite enfance, développement durable -, c’est pareil. Je ne vois donc pas un recul théorique des positions de la social-démocratie. L’élection de 2012 en France doit être le premier signe d’une reconquête progressiste, un printemps européen après les printemps arabes !
Comment ?
D’abord, en tirant les leçons du passé. La social-démocratie s’est égarée durant les années 90 dans le social-libéralisme. Sur des sujets majeurs comme la régulation économique internationale, il n’y a pas eu la volonté d’affrontement nécessaire. Idem pour l’Europe ou le contrat social : génuflexion devant le marché, associé aux droits de l’homme et à une vague équité. La social-démocratie s’est pour une part abandonnée elle-même. Ensuite, en menant plus durement la bataille idéologique contre la droite, ultralibérale d’abord, nationale-populiste maintenant, conduisant toujours au désastre mais fière d’elle, arrogante. Sarkozy a échoué sur tout : la croissance, la dette, le logement, le commerce extérieur, l’emploi, l’école, et même la sécurité, mais cela ne l’embarrasse pas, il va faire à nouveau la leçon à tout le monde. La télécratie sert les populismes, et Sarkozy s’y complaît. Nous devons nous y adapter pour conduire la confrontation.
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1 décembre 2011
Communiqué de presse de Vincent Peillon, responsable du pôle Education/Enseignement supérieur et Recherche/Enseignement et formation professionnels/Jeunesse dans l’équipe de campagne de François Hollande.
La lecture de la décision rendue par le Conseil d’Etat hier ne peut que provoquer la stupéfaction devant l’amateurisme, la légèreté et l’entêtement du gouvernement dans le dossier de la formation des enseignants.
L’annulation partielle des arrêtés du 12 mai 2010 portant sur les compétences à acquérir par les professeurs et sur les modalités de leur évaluation et de leur titularisation inflige en effet un désaveu cinglant au gouvernement : dans sa hâte à détruire la formation des maîtres de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées, le gouvernement à tout bonnement voulu contourner la loi.
Le gouvernement était parti à la chasse aux postes de professeurs pour des motifs idéologiques et budgétaires. Il a été pris en flagrant délit de braconnage par le Conseil d’Etat qui lui a fort opportunément rappelé que dans un Etat de droit, il n’était pas possible d’annuler des dispositions législatives d’un simple trait de plume, fut-ce pour récupérer 16 000 emplois de stagiaires.
Le gouvernement est maintenant au pied du mur et doit revoir sa copie sur la formation des enseignants. Après l’avoir lui-même détruite, le Président de la République a dit, lors de sa dernière grande émission télévisuelle, qu’il voulait rétablir la formation des enseignants. Le projet de l’UMP, annoncé mardi dernier, reprend cette proposition. Le Conseil d’Etat leur donne l’opportunité de transformer les intentions en actes. Chacun pourra alors juger de la viabilité de leur parole.
La situation est en effet aujourd’hui extrêmement préoccupante. Depuis la rentrée 2010, pour la première fois, les nouveaux enseignants ont été envoyés, sans aucune formation pratique devant leurs classes. Cette année, dans de nombreuses académies, les enseignants débutants ne bénéficient d’aucune espèce de prise en charge.
La formation des enseignants n’est pas un coût mais un investissement pour l’avenir de la nation. Son rétablissement sur des bases neuves, sérieuses et pérennes sera au cœur du contrat entre l’école et la nation proposé dimanche dernier par François Hollande.
29 novembre 2011
Vincent Peillon réagissait hier à l’actualité politique avec Léa Salamé et Marc Fauvelle dans « Elysée 2012″ sur i>TELE.
Vincent Peillon : une « perte d’influence de la… par antennerelais
25 novembre 2011
Dans « En route vers la présidentielle », Vincent Peillon répond aux questions de Guillaume Durand (Radio Classique) et Gilles Leclerc (Public Sénat) sur l’actualité de la campagne électorale et évoque son récent ouvrage Conversations républicaines (avec François Bazin).
21 novembre 2011
Vincent Peillon répond aux questions de Maryline Baumard et Nathalie Brafman sur le projet éducatif de François Hollande.
Le Monde – Chargé par François Hollande d’un immense secteur allant de la maternelle à l’université, englobant la jeunesse, la formation professionnelle et la recherche, Vincent Peillon est l’un des hommes forts de la campagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle. Il dévoile au Monde le détail du programme esquissé samedi 19 novembre à Strasbourg par M.Hollande.
Vous avez entre les mains un des dossiers majeurs de la campagne 2012. Comment l’abordez-vous ?
La République française s’est construite autour de et par son école. Lorsque l’école est affaiblie, c’est la République qui est atteinte. Mais, inversement, lorsque la République est méprisée, c’est l’école qui est attaquée, maltraitée. C’est là que nous en sommes. Pour nous, pour François Hollande, nous devons à la fois résoudre la « crise de l’avenir » qui mine la société française et opérer la refondation républicaine nécessaire à un moment où, on l’a vu, les plus hautes instances de l’Etat s’interrogent sur l’identité de la nation, et ce faisant s’égarent.
D’un côté, la mauvaise santé de l’école entraine une vive inquiétude pour le reste du pays. De l’autre, la nation ne cesse de demander toujours plus à son école. Nous devons lui redonner une mission claire et des objectifs. C’est la raison pour laquelle l’école est prioritaire dans notre projet. François Hollande souhaite, il l’a redit samedi, passer un nouveau contrat entre l’école et la nation : « refonder l’école de la République, pour refonder la République par l’école ». C’est une belle ambition.
Lire la suite de ‘« L’école est beaucoup plus que l’école : c’est la France de demain »’
17 novembre 2011
Communiqué de presse de Vincent Peillon, en réaction aux annonces de Luc Chatel concernant la poursuite de la politique désastreuse de suppression de postes dans l’Education nationale.
Un sauvageon bouffi de morgue et de suffisance : tel apparaît celui qui prétend au titre de Ministre de l’Education nationale et qui se livre à une provocation de plus en annonçant que d’autres suppressions de postes sont possibles dans l’Education nationale.
Luc Chatel veut poursuivre son œuvre de destruction méthodique et opiniâtre de l’Education nationale.
Après avoir désorganisé les rythmes scolaires avec la semaine de quatre jours, détruit la formation des enseignants, réduit à peau de chagrin la scolarisation des plus petits, supprimé 70 000 postes en 5 ans et plus de 100 000 postes depuis 2003, rendant les remplacements presque impossibles et réussissant à fédérer – une première dans notre histoire – enseignement privé et enseignement public, la droite, par la voix de Luc Chatel, nous annonce qu’elle prétend continuer et intensifier cette œuvre de destruction massive de l’Education nationale, au cœur du pacte républicain.
Obsédé de l’évaluation, mais toujours pour les autres, le Ministre semble ignorer que, selon toutes les études nationales ou internationales publiées depuis quelques années, les politiques qu’il met en œuvre font sombrer la France dans les profondeurs des classements.
De plus en plus de jeunes sortent du système sans diplôme, les inégalités s’accroissent, le niveau de qualification générale stagne ou régresse, les conditions de travail des enseignants se dégradent ainsi que leurs rémunérations, la crise du recrutement s’amplifie.
Luc Chatel est un ministre dévalué.
Malgré cela, le cancre Chatel, affichant un grand contentement de lui-même, nous annonce qu’il veut poursuivre dans la même direction et persévérer dans ses erreurs.
Le problème, c’est que ce sont les enfants de la République et l’avenir de la France qui se trouvent ainsi directement et brutalement attaqués.