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« Une grande ambition pour l’e-éducation »

A l’occasion du colloque   »Le numérique, moteur du changement » organisé par l’Institut Edgar Quinet au Sénat, Vincent Peillon a présenté les propositions de François Hollande en matière d’e-éducation. 

« La laïcité, une spiritualité républicaine »

Sur Radio Notre Dame, Vincent Peillon s’entretient avec Louis Daufresne de la laïcité, de la campagne présidentielle, de l’éducation…

Réécoutez l’intégralité de cette émission sur le site de Radio Notre Dame.

« L’égalitarisme n’est pas le problème de la France »

Dans Les Echos, Vincent Peillon débat des projets présidentiels pour l’école avec Luc Chatel, ministre de l’Education nationale.

Nicolas Sarkozy et François Hollande voulaient faire de l’école l’un des thèmes majeurs de leurs projets. Mais on n’a retenu que deux mesures : les 60.000 créations de postes pour l’un, l’augmentation de 500 euros pour l’autre. Est-ce réducteur ?

Luc Chatel : En ce qui concerne le projet de Nicolas Sarkozy, c’est très réducteur ! Cette mesure de revalorisation est importante pour les enseignants, mais le coeur de notre projet c’est la personnalisation des parcours pour offrir à chaque élève une solution. La campagne électorale doit nous permettre de convaincre les Français que notre vision de l’école est celle qui permettra à notre pays d’avoir une école prête aux défis du XXe siècle.

Vincent Peillon : François Hollande a fait de la jeunesse et de l’éducation sa priorité. Notre objectif est une refondation en profondeur de l’école en vue de la réussite de tous les élèves, et non pas de quelques-uns. Cela passera notamment par une remise à plat des rythmes scolaires, le rétablissement de l’année de formation des maîtres supprimée par la majorité sortante, une priorité à la maternelle et à l’élémentaire, et de nouvelles pratiques pédagogiques.

Je crains que le projet de la droite ne conduise au contraire qu’à durcir cette «machine à trier» qu’est devenu notre système scolaire. La fin du collège unique en serait un signe criant.

L. C. : Une fois de plus, vous caricaturez notre projet. Quand je dis personnaliser les parcours, je pense à chacun des 12 millions d’élèves. Nous refusons l’élitisme alors que, vous, vous restez enfermés dans l’égalitarisme, le conservatisme stérile. Comment rester sur des schémas pensés dans les années 1950 alors que 10 % seulement d’une classe d’âge arrivait au lycée ? La massification a été évidemment un progrès, mais ne pas s’adapter à cette révolution a été une erreur de tous les gouvernements. La différenciation des programmes, des moyens, des pédagogies mises en oeuvre est un impératif absolu.

En maternelle et au primaire, nous avons réalisé un gros travail en se donnant les moyens de repérer le plus en amont possible les difficultés des élèves et en mettant en place les heures d’aide personnalisée. Nous allons maintenant effectuer la même démarche au collège. Non pas en supprimant le collège unique mais en évitant une rupture trop forte avec le primaire, d’abord en réduisant le nombre d’enseignants face aux enfants avec un professeur pour plusieurs disciplines en 6e et 5e, puis en offrant des parcours différenciés mais réversibles dès la 4ème.

V. P. : D’abord, vous faites une erreur de diagnostic. L’égalitarisme n’est pas le problème de la France, puisque toutes les études montrent que nous avons l’un des systèmes les plus inégalitaires de tous les pays de l’OCDE. C’est-à-dire où les déterminants socio-économiques décident des destins scolaires.

Ensuite, il y a aussi une contradiction entre vos propos et vos actes. Vous nous dites qu’il faut personnaliser. Très bien, mais vous êtes le ministre qui va supprimer à la rentrée 1.500 Rased, les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté. L’actuelle majorité sortante a aussi supprimé une demie journée de classe à l’école primaire et fait de nous le pays avec le moins de jours de classe dans l’année -144- et les journées les plus longues : 6 heures. Les spécialistes estiment à 4h30 la capacité d’attention des élèves. Les deux heures d’aide personnalisée qui viennent encore s’ajouter ne donnent donc pas les résultats escomptés.

Trop d’élèves sont en échec et le sont tôt, 40 % ont des difficultés en lecture à l’entrée du collège, dont 15 % des difficultés graves. Pour mieux les instruire avant le collège, il faut des enseignants bien formés et un taux d’encadrement correct. Selon le Centre d’analyse stratégique, service du Premier ministre, il est en primaire le plus faible de tous les pays de l’OCDE, et la formation a été détruite.

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« Une unité nationale nécessaire »

Sur le plateau de Public Sénat, Vincent Peillon exprime sa solidarité avec les familles des victimes de la tuerie de Toulouse et explique le sens de la suspension de la campagne électorale.


EN ROUTE VERS LA PRESIDENTIELLE, Invité… par publicsenat

« Priorité à la jeunesse »

Au « Forum national des initiatives étudiantes », Vincent Peillon a réagi aux propositions de la Fabrique citoyenne pour l’école, l’économie et l’Europe.


La Fabrique citoyenne – Intervention de Vincent… par animafac

« Donner à l’Université les moyens de répondre à ses missions »

Dans le cadre du « Forum national des initiatives étudiantes » organisé à la Grande Halle de la Villette par le réseau associatif Animafac, Vincent Peillon a répondu aux questions de Radio Campus Paris sur les projets de François Hollande pour l’université et la recherche.

Retrouvez l’intégralité de l’émission sur le site de Radio Campus Paris (à partir de 27 minutes de la fin).

 

« Reconstruire du commun entre les enfants de France »

Entretien de Vincent Peillon au magazine La Vie.

Pourquoi cet intérêt de François Hollande pour l’école ?

L’identité nationale française s’est construite autour et par l’école : elle est au cœur de la construction républicaine, à la fois le creuset de la vie commune, de l’apprentissage des valeurs, et le lieu où se prépare, y compris économiquement, l’avenir du pays. Si elle va mal, c’est tout le pacte républicain qui est atteint. Or c’est le cas. Notre volonté est de reconstruire du commun entre les enfants de France et de nous donner les moyens d’affronter l’avenir avec confiance. Le moment est venu d’une refondation de notre école, qui sera aussi une refondation républicaine.

Quelles sont les mesures phares de son programme en matière d’éducation ?

François Hollande a tout d’abord choisi de mettre la priorité sur le primaire et l’accueil des moins de 3 ans en maternelle – passé de 35 % à 11 % en dix ans. C’est dans les premières années que se joue la lutte contre l’échec scolaire : ceux qui arrivent en 6ème avec des difficultés en lecture en rencontraient déjà à la fin du CP. Or nous faisons aujourd’hui précisément le contraire : la France a tout juste 5 professeurs des écoles pour 100 élèves. C’est le plus faible taux d’encadrement des 34 pays de l’OCDE !

Nous entendons également reconstruire la formation des enseignants, qui a été littéralement détruite par l’actuel gouvernement. Enseigner est un métier difficile, qui doit s’apprendre.

Nous voulons enfin réformer les rythmes scolaires et revenir sur la semaine de 4 jours, imposée par Xavier Darcos, qui a conduit à un grand déséquilibre : 144 jours de classe par an, cela veut  dire 221 en dehors. Cela accentue encore les inégalités sociales.

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