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Parutions


Outre ses divers ouvrages, Vincent Peillon dirige la Collection « Bibliothèque Républicaine » aux Éditions du Bord de l’eau. Une collection qui vise à faire découvrir une nouvelle historiographie de la République en réhabilitant des auteurs tels qu’Edgar Quinet, Ferdinand Buisson ou encore Pierre Leroux.

Cliquer ici pour visiter la « Bibliothèque Républicaine ».

Cliquez sur les images pour obtenir plus d’informations sur les publications de Vincent Peillon.

Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson, Seuil, 2010.

À travers la figure trop méconnue de Ferdinand Buisson (1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue « la religion laïque » dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale, politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson, prix Nobel de la Paix en 1927, a pu concilier l’engagement du socialiste, anticlérical résolu, avec l’affirmation suivante : « la religion de Jésus est la religion de chaque citoyen républicain ».

Disciple d’Edgar Quinet, héritier d’une puissante tradition révolutionnaire, Ferdinand Buisson a cherché le moyen de contrecarrer l’alliance de la contre-révolution et de l’Église catholique afin d’établir la République démocratique et sociale dans la durée. Vincent Peillon souligne combien la laïcité, faite religion nouvelle, joue un rôle philosophique et politique. L’école et les « hussards noirs » y ont eu pour mission de faire de chaque élève un Christ républicain, de la raison une émotion, une passion et même une mystique.

En montrant que la laïcité fut d’abord la formulation d’un théologico-politique spécifiquement républicain, Vincent Peillon ouvre de nouveaux horizons de recherche et d’interrogation pour la philosophie politique contemporaine.

Peut-on améliorer l’école sans dépenser plus ? Magnard, 2009 (co-auteur avec X. Darcos)

Une question sur le système éducatif, un état des lieux factuel, deux avis opposés de personnalités, c’est ensuite au lecteur de se faire sa propre opinion ! Tel est le concept original et impartial que propose cette collection, pour permettre aux parents de comprendre les grands enjeux et les évolutions de l’univers qui forme leur enfant.

La Révolution française n’est pas terminée, Seuil, 2008.

Depuis plus d’un siècle, nous sommes enfermés ans des oppositions stériles que l’on ressasse pour ne plus penser, ne plus agir : l’individu contre l’État, la République contre la démocratie, la liberté contre l’égalité, le libéralisme contre le socialisme, la politique contre la morale, la laïcité contre la religion, autant de bêtises qui nous plongent dans une dépression nationale qui remplace l’action par l’agitation, la responsabilité par l’émotion, la clarté par la confusion, le réel par la communication, l’amitié par la haine de l’autre. Étrangers à nous-mêmes, nous ne trouvons plus la force d’aimer ce que nous sommes ensemble. Dans ce livre incisif, Vincent Peillon, philosophe et homme politique, prend appui sur les travaux d’une nouvelle génération de philosophes et d’historiens pour rompre avec bien des préjugés et des paresses intellectuelles qui ont nourri la crise actuelle de la pensée progressiste. En revisitant le passé, il dégage les fondements philosophiques, historiques et politiques de ce que pourrait être le socialisme du XXIe siècle. Il opère ainsi, au sens étymologique, une refondation républicaine et socialiste et libère la possibilité d’un autre avenir. Ce livre est le premier acte d’une nouvelle génération intellectuelle et politique qui a décidé, sans craindre la polémique et la responsabilité, d’écrire enfin son histoire, de courir son risque, d’enfanter son propre temps, de construire son espérance.

Inégalités et justice sociale, Le Bord de l’eau, 2008. Ouvrage collectif réalisé avec Yves Daudigny , Philippe Chanial , Serge Audier.

Qu’il s’agisse de revenus, de territoires ou de générations, tout semble conclure à l’existence d’une véritable préférence française pour les inégalités. Dans le même temps, chacun utilise hâtivement jusqu’à épuisement les notions – essentielles, mais jamais clarifiées – de justice sociale, d’équité, de solidarité, d’égalité des chances et de discrimination positive.

Aussi l’Institut Edgar Quinet a-t-il souhaité prendre le temps de la réflexion afin de permettre une clarification des différents concepts en jeu et de leurs implications concrètes, ou encore de dresser un tableau minutieux des difficultés propres au modèle français. Sur la base d’analyses conduites par des spécialistes, se dégagent des pistes d’action pour une gauche moderne où l’on constate que voir le monde tel qu’il est – et rompre avec certains de nos conservatismes – nous replonge dans le meilleur de la tradition du socialisme républicain et de sa mission historique : réaliser l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité.

Au coeur de la gauche : Eléments pour un projet politique, Éditions Le Bord de l’eau, 2004 (co-auteur avec A. Montebourg et B. Hamon)

« Depuis 2002, la France vit un destin médiocre…  » Destin médiocre ? Fatalité de la politique ? Depuis sa création, le Nouveau Parti Socialiste combat cette impuissance publique érigée en doctrine de gouvernement et de renoncement. Avec la droite, la France défait ses solidarités, ne prépare pas son avenir, s’enfonce dans l’atonie. Mais à gauche trop de conservatisme et de frilosité demeurent, qui ne permettent pas de remobiliser les énergies : un devoir d’audace et d’invention s’impose. Ce livre, écrit à plusieurs mains, vient opportunément rappeler que l’avenir n’est jamais écrit nulle part, qu’il dépend aujourd’hui comme hier de femmes et d’hommes déterminés à agir pour demain et pour tous.

Les milliards noirs du blanchiment, Hachette Littérature, 2004 (co-auteur avec A. Montebourg).

Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, à la tête de la mission anti-blanchiment de l’Assemblée nationale, se sont rendus pendant plus de deux ans dans les différents paradis fiscaux, bancaires et judiciaires européens pour enquêter sur place. Ils sont ressortis avec un rapport accablant, mais surtout quelques souvenirs qu’ils n’ont pas consignés dans la littérature officielle. Voici leur récit vrai d’une mission impossible, qui fourmille de détails peu flatteurs sur les pratiques démocratiques : au Lichtenstein, ils présentent devant le Ministre de la Justice qui essaie de les endormir des commissions rogatoires en souffrance concernant Elf ; aux Etats-Unis, un détenu leur explique comment il s’est servi de Monaco pour organiser des trafics internationaux liés à la drogue et qu’on l’a laissé sortir d’Europe ; à Luxembourg, un témoin croit pouvoir faire confiance à la Justice de son pays pour dénoncer les malversations d’une chambre de compensation (qui fait les virements interbancaires) se retrouve le premier soupçonné ; en France, le Ministre des Finances propose de changer la loi qui vient d’être votée lorsqu’on découvre des affaires de blanchiment massives dans une grande banque française pour éviter de sanctionner les dirigeants.

L’épaisseur du cogito, Le Bord de l’eau, 2004.

Vincent Peillon démontre que la philosophie de Merleau-Ponty a été très souvent mal interprétée. « L’interprétation de la philosophie de Merleau-Ponty souffre d’une lecture partielle qui est aussi une lecture partiale. Lecture partielle, parce qu’elle accorde une importance quasi-exclusive à la Phénoménologie de la Perception, au détriment non seulement de la première thèse, mais aussi des différents projets ou articles rédigés à partir de 1933. »
« Réfléchissant sur le parcours qui fut celui de M. Merleau-Ponty, J.P. Sartre se dit « frappé par l’unité de cette vie ». D’un terme à l’autre de son oeuvre, M. Merleau-Ponty aurait médité une même énigme, celle du « Soi ». Serait-ce pour y chercher « la porte qui s’ouvre sur la nuit de ce qui n’est pas encore soi », la réflexion de M. Merleau-Ponty se serait toujours tournée vers « l’homme » pour l’interroger sur sa propre énigme ».

Nourrie de phénoménologie husserlienne, l’oeuvre de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) occupe une place particulière dans l’existentialisme. Il a écrit la Structure du comportement (1942), Phénoménologie de la perception (1945). Proche de Sartre en 1945, il rompit avec lui et s’éloigna de la perspective communiste sous la pression des révélations sur le stalinisme et sur l’existence des camps.

Pierre Leroux et le socialisme Républicain, Le Bord de l’eau, 2003.

Au début du 20e , les dictionnaires allemand et anglais citaient encore : « Il existe deux inventeurs du « socialisme » le Français Pierre Leroux et l’Allemand Karl Marx… » Depuis Pierre Leroux (1797-1871) est tombé dans un des nombreux puits de l’histoire des idées. Octobre 1917 bien sûr mais aussi tout un courant en France, politique et littéraire, de Victor Hugo aux socialistes du début du 20e siècle y ont contribué ensemble et chacun à leur façon. Ancien ouvrier typographe, Pierre Leroux, fondateur des revues « Le Globe » et « L’Encyclopédie nouvelle », député en 1848, construit texte après texte une véritable philosophie humaniste qu’il revendique comme telle. Son oeuvre considérable repose sur une vie exemplaire.

Il s’oppose à Karl Marx, lequel le cite encore en 1848 « comme le génial Leroux », parce qu’il ne peut et ne veut disjoindre l’égalité de la liberté. Il fait de leur alliance la condition de l’émancipation des classes miséreuses. Il donne ainsi une version de l’émancipation politique qui ne se coupe pas du passé. Il dénonce, par exemple le premier, l’incapacité politique des femmes. V. Peillon fait la démonstration de l’actualité philosophique de Leroux. Actualité pour ceux qui cherchent à la suite de Leroux à construire un socialisme « fraternel et défait des oripeaux d’un marxisme fossilisé ».

Le livre est constitué de trois parties ; « Le socialisme en un autre sens ». Vincent Peillon montre que la trajectoire politique de Mendès s’adossait à une réflexion philosophique de l’exemplarité ; une biographie de P. Leroux « Généalogie du socialisme » ; « Les fondements philosophiques du socialisme » à partir de l’oeuvre riche de Pierre Leroux et d’une annexe consacrée à une « Introduction à la lecture de Pierre Leroux » et commentaire d’un choix de textes de Leroux.

Un livre accessible qui intéressera certes les chercheurs, philosophes, politistes, militants, etc. mais aussi toutes personnes qui tentent de penser et de construire un engagement socialiste en cohérence avec leur époque.

Pour un nouveau Parti socialiste. Motion portée au vote des militants du PS au Congrès de Dijon, 2003

Pour un nouveau parti socialiste : ça va mieux en le disant. Et en l’écrivant en toutes lettres. Sur fond d’absentéisme massif (plus de 30 % de l’électorat), suite à la défaite historique du PS le 21 avril 2002 qui propulse Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, suite au départ retentissant de Lionel Jospin, le parti socialiste, exsangue, touche le fond. Simple accident électoral ou marginalisation lente et progressive ? Ruine du clivage gauche-droite ou mort des utopies collectivistes ? Comment retrouver « le socle indestructible de la rénovation ? ».

Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, nouvelle garde du Parti socialiste, estiment « qu’il n’y a pas de temps à perdre ».

Pour un nouveau parti socialiste donne un coup de pied dans la fourmilière et annonce un programme clair de restructuration pour qu’au sein du parti (sans le quitter ni le nier, notez bien), il soit permis de « reconstruire l’union des forces de gauche et de retrouver les nombreux électeurs perdus ». Combattre la mondialisation libérale, fonder la République nouvelle (VIe République qui abolirait l’article 16 et le 49-3, donnerait plus de pouvoir parlementaire), renouer avec l’exigence sociale en privilégiant l’emploi et la garantie des protections sociales (défense du service public, maintien du système des retraites à taux plein, mise en place d’une sécurité sociale professionnelle), tel est le programme de restructuration qui se veut fidèle à l’histoire et à l’éthique de la gauche : 230 pages pour (re)voir la vie en rose. –Denis Gombert

Jean Jaurès et la religion du socialisme, Grasset, 2000.

Jean Jaurès incarne, à lui seul, le socialisme républicain , le combat pour la paix et l’éloquence parlementaire. Mais, derrière cette imagerie officielle, se dissimulent une oeuvre majeure et une pensée philosophique, dont la méconnaissance n’en finit pas de se vérifier. Cet ouvrage tente d’en reconstituer la cohérence.

Car le socialisme de Jaurès était, contrairement à bien des idées reçues, un individualisme et un spiritualisme – deux raisons suffisantes pour heurter ses lecteurs marxistes ou libéraux. Retrouver la philosophie jauressienne, cela revient donc à mener le combat contre le collectivisme et contre le matérialisme. Cette évidence devrait en surprendre plus d’un…

A cela s’ajoute le fait que, pour Jaurès, la révolution ne peut être réduite à un bouleversement économique. La morale et la religion y ont leur part – décisive. Pour lui, politique et mystique ne sont pas séparables. Ce mouvement intellectuel vient ainsi nous rappeler que la chose publique ne saurait être assignée à une technologie du pouvoir aux mains des importants et des habiles. Il lui faut, au contraire, s’enraciner dans l’existence et la féconder afin de lui donner un sens. C’est à cette condition qu’elle retrouvera la dignité et la légitimité qui lui sont, aujourd’hui, si fortement contestés. D’où cet ouvrage, dans lequel Vincent Peillon s’efforce – en tant que philosophe et socialiste – de raviver une pensée fondatrice et trahie.

Monaco et le blanchiment, Editions n°1, 2000 (co-auteur avec A. Montebourg).

Le contenu intégral du rapport de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la délinquance financière Une histoire conflictuelle avec la France Monaco s’enrichit grâce à la France Une fiscalité allégée La prolifération et l’opacité des sociétés offshore Une déontologie bancaire à géométrie variable Les pratiques prolongées de blanchiment par les jeux Une coopération judiciaire internationale difficile… Professeur, Vincent Peillon est député socialiste de la Somme. Depuis 1999, il préside la mission d’information commune sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe. Arnaud Montebourg est avocat. Député socialiste de Saône-et-Loire, il est rapporteur de la mission d’information commune sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe. Les droits d’auteurs de l’ouvrage seront versés à l’Assemblée nationale.

La Tradition de l’esprit. Itinéraire de Maurice Merleau-Ponty. Grasset, 2008

Prématurément interrompue par la mort en 1961, seize ans après la publication de la Phénoménologie de la perception, l’œuvre de Merleau-Ponty a abordé tous les champs du savoir. C’est cette pensée interrogative que restitue l’essai de Vincent Peillon, en retraçant un itinéraire qui, si on veut le comprendre, exige que l’on rompe avec les interprétations les plus courantes de notre modernité. Jusque dans les dettes qu’il partage avec Sartre vis-à-vis de Husserl et de Heidegger, le parcours de Merleau-Ponty se déploie à partir d’une autre tradition : celle qui, de Lagneau à Bergson, s’est attachée à penser la manifestation de l’Être à travers la réflexivité de l’esprit. Ce qui lui confère, encore aujourd’hui, son originalité et sa fécondité.

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