« Un Sarkozy confus et sans cap » (Ripostes)

    Vincent Peillon était ce dimanche l’invité de Serge Moati dans l’émission Ripostes (France5). Il s’est principalement exprimé sur la crise économique, en présence de Valérie Pécresse, Maryse Dumas, Sylvie Pierre-Brossolette, Robert Badinter et Maurice Szafran.

    8 commentaires à l'article “« Un Sarkozy confus et sans cap » (Ripostes)”


    1. Philippe DRISIN

      Bravo, Vincent pour ton excellente intervention, surtout poour celle intervenue après celle de Sylvie Pierre Brossolette qui- soit dit en passant- n’est pas une supporter très enthousiaste de Sarkozy.
      Il faut en effet insister sur le fait qu’il ne sert à rien de faire une course à la baisse du coût du travail, car on ne rattrapera JAMAIS les pays à très bas coûts de main-d’oeuvre d’Europe de l’Est et d’Asie.
      Le fait de supprimer la taxe professionnelle (ou une partie de celle-ci) n’est donc qu’un expédient sans réel impact. Il était intéressant d’entendre dans la bouche de Valérie Pécresse que la mesure permettrait de réduire d’un tiers (seulement) le différentiel de 1000 euros entre le coût d’une voiture fabriquée en Europe de l’Est et la même fabriquée en France.Alors quid des 2/3 restant, si comme elle l’ajoutait justement, le cosommateur s’oriente vers le produit le moins cher.
      Juste un petit bémol sur la nécessité (évidente) d’orienter l’industrie française vers des technologies innovantes:
      1/ les pays à bas coût de main d’oeuvre sont de plus en plus également des pays où on développe également la matière grise et les innovations.Il faut donc s’attendre à être égalemenr concurrencé sur ce plan là.
      2/ les industries innovantes sont de moins en moins consommatrices de main-d’oeuvre peu qualifiée et de maind’oeuvre tout court. Donc si on peut espèrer que tous nos diplômés des grandes écoles et universités réputées , qu’adviendra-t-il des autres dont il faut bien se préoccuper?
      Sur un autre plan -qui n’a pas été abordé lors de l’émission, parce que pas à l’ordre du jour- il faut que le PS soit hypervigilant sur le problème des libertés individuelles et le pouvoir personnel du président ainsi que sur ses déplacements qui se déroulent dans des conditions inacceptables

    2. Aquitaine

      Je crois que après cette intervention , le PS va continuer à sombrer !! En effet, on attend mieux que de la démagogie, de la critique etc !! Vous devriez essayer de proposer qq chose, c est bien à cause de cela que le ps a perdu aux élections, alors faites en sorte d etre moins agressif, plus constructif, et au fait, connaissez vous le monde du travail, en dehors de la politique ?

    3. Martin P.

      Bravo Vincent
      si ça continue comme ça, l’émancipation va s’imposer d’elle-même

    4. RR

      Bravo. Enfin, on sort de cette énergie perdue dans les débats internes du PS. Segolène était excellent l’autre soir.
      Moscovici était excellent.
      Vous avez été excellent et …. insupportable.
      Mais le monarche mérite que l’on s’oppose à lui. Nos ancêtres n’ont pas fait 1789 pour rien.
      Excellent, excellent, …
      Sarko est foutou. L’espoir renait.
      Effectivement 2 heures à bassiner les français avec des journalistes à ses ordres.

    5. Marie France

      Bravo pour votre intervention.Ferme et intelligente.Je ne supporte plus les mensonges sur les chiffres que les journalistes ne relèvent jamais.Il est important et essentiel que les chiffres soient justes sinon on ne croit plus personne. Il me semble que la taxe professionnelle (calculée sur la masse salariale) correspond à la taxe d’habitation des particuliers (calculée sur les revenus), si l’on supprime l’une, pourquoi ne pas supprimer l’autre ? et dans ce cas, qui s’occupe de l’aménagement du territoire ? Il me semble que cela sert autant aux entreprises qu’aux particuliers et que les pollutions viennent bien plus des entreprises…
      Continuez dans votre combat qui est nécessaire.
      Cordialement.

    6. DF

      Cessez de pleurnicher sur le paquet fiscal de 15 billions €;
      le groupe parlementaire socialiste peut proposer une loi
      pour contraindre les bénéficiaires de les réinvestir immédiatement
      dans l’activité économique du pays. Je ne doute pas une seconde
      que l’UMP fera tout pour interdire cette proposition mais au moins,
      cela aura-t-il le mérite de séparer les fachos et les roquets
      des conservateurs, seuls représentants respectables de la société,
      au sein de ce parti.
      Il n’y a pas de crise! Tout celà est virtuel;
      de manière récurrente, tous les 25-30 ans (vous pouvez vérifier),
      les banques décrètent une crise financière internationale pour
      remettre à 0 leurs compteurs.
      Elles n’ont pas perdu d’argent, elles n’ont pas engrangé les bénéfices
      qu’elles escomptaient engranger avec leurs spéculations sur les patrimoines
      divers; au reste, ceux-ci n’ont pas disparu (ils fluctuent nec mergitur)
      Revenons aux principes fondamentaux, SVP:
      l’état délègue aux banques la valorisation de l’activité économique
      du pays en échange d’une émission fiduciaire
      et ce principe reste excellent pour interdire aux gouvernements
      la tentation de l’inflation tout en entretenant la diversité des initiatives
      économiques. La responsabilité des politiques dans la non-surveillance
      de cette mission est accablante
      (il y a plus de 15 ans que les taux d’intérêts associés au PEL sont plus élevés
      que les taux des prêts directement consentis par les banques; aujourd’hui, le taux
      de rémunération proposé par les banques sur les comptes courants est
      supérieur à celui du livret A).
      Les banques doivent faire du profit en tant que SA
      mais aussi pour remplir leur mission, comme carburant intrinsèque à l’entretien
      du moteur de l’activité économique; à part une poignée, les banques
      font du profit, elles peuvent donc continuer à remplir leur mission
      sans ajouter à la cohorte de règles (éthiques, etc…)
      aussi facilement contournables qu’inutiles quand la mission est claire.
      Au lieu de geler toute activité en attendant Godot (ou Trichet peut-être?)
      pour fixer globalement les taux d’intérêts, il n’est pas difficile
      de construire une fonction qui permet d’équilibrer les profits
      avec l’entretien de l’activité économique localement à chaque banque
      (moi-même je saurais en fournir une, c’est dire).
      Alors, travaillez M. Peillon, travaillez,
      les gens intelligents sont souvent des paresseux
      et les hyperactifs des imbéciles
      et cessez de pleurnicher.

    7. ClaudeF

      un sondage intéressant sur le président, certaines personnalités dont quelque socialistes
      http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2757.asp?rubId=19

    8. Alexandre L.

      Brillante prestation Monsieur Peillon.