Vincent Peillon : « La droite n’a pas tiré les leçons de l’échec de Copenhague »

Le Parlement européen a adopté ce mercredi 10 février 2010 une résolution, après l’échec de la conférence de Copenhague sur le climat.

Dans les discussions précédant Copenhague, Vincent Peillon s’était battu, aux côtés de Harlem Désir et Gilles Pargneaux, en faveur d’une taxe Tobin « verte » permettant de financer l’effort climatique des pays les plus pauvres. En vain : la droite et une partie des libéraux s’y étaient farouchement opposé.

« Cette proposition aurait pourtant pu nous permettre d’aboutir à un accord dès Copenhague« , estime Vincent Peillon.

Une taxe de 0,01 % sur les transactions financières rapporterait en effet plus de 100 milliards de dollars, tout en mettant un frein aux activités spéculatives à l’origine de la crise.


Dans ce nouveau vote du Parlement européen, cette proposition a une fois de plus été rejetée. « C’est en premier lieu la question du financement qui a fait échoué les négociations à Copenhague« , juge le député européen. Il est regrettable que la droite européenne n’en prenne pas acte pour faire évoluer ses positions en conséquence ».

Il s’agit à présent de se tourner vers l’avenir. « La crise a ouvert une véritable fenêtre d’opportunité pour réguler le capitalisme. Il faut l’utiliser avant qu’elle ne se referme. Les socialistes doivent tout mettre en œuvre pour continuer à faire progresser cette proposition d’ici à la prochaine conférence sur le climat de Mexico, en décembre » conclut Vincent Peillon.

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